Qui sont les croyants au paranormal ?

L'analyse des croyances au paranormal selon la catégorie socioprofessionnelle révèle clairement une sureprésentation chez les cadres moyens. Les sondages d'opinions sur les croyances au paranormal, en particulier SOFRES 1981, montrent que sur 11 croyances au paranormal, 8 sont supérieures à la moyenne dans la catégorie "cadres moyens". Il s'agit des croyances aux guérisons (48% des cadres moyens contre 41% de l'ensemble des personnes interrogées), à la télépathie (49% contre 37%), à l'astrologie (49% contre 36%), aux OVNI (42% contre 31%), aux horoscopes (29% contre 25%), à la cartomancie (23% contre 19%), aux envoûtements (22% contre 18%) et aux tables tournantes (23% contre 15%).

La vérité en science :

Eu égard à la hardiesse des hypothèses nouvelles : principe d'inertie, système héliocentrique, attaraction universelle, mécanique quantique, relativité, etc. il n'est pas exagéré d'affirmer que ces théories révolutionnaires ont généralement été adoptées en assez peu de temps. La science souffre néanmoins d'une inertie certains : personne n'est prêt à abandonner une construction qui a tant coûté. Les théories nouvelles doivent faire leurs preuves*. Une certaine résistance et inévitable et même salutaire - si elle n'est pas obstinée.

L'effet placebo ... et nocebo :

Le terme de "placebo" est familier aux médecins et aux profanes et est souvent utilisé comme synonyme de manque d'efficacité, comme dans l'expression "seulement un effet placebo". L'effet des préparations utilisées en médecines alternatives et complémentaires est aussi souvent égal à ces placébos et de ce fait déprécié. En tant que substances sans effet, les placébos sont souvent un élément essentiel pour les essais cliniques des médicaments.

Les thérapies alternatives et la psychologie de la croyance :

En 1988, je faisais partie d'une délégation de 6 personnes du Committee for the Scientific Investigation of Claims of the Paranormal (CSICOP) en visite en République Populaire de Chine. Nous avions été invités afin d'étudier le Qi Gong, un système vitaliste de croyances qui, entre autres choses, est employé pour diagnostiquer et guérir toute sorte de maladie; et les capacités d'un groupe d'enfants qui, disait-on, pouvait lire avec leurs aisselles. Durant notre séjour à Pékin, j'ai développé une angine à cause, je pense, de la pollution de l 'air. Ce qui me gênait pour discuter et prendre la parole lors des conférences

12 questions à poser lorsqu'on évalue l'une des "médecines douces" :

Chaque jour apparaissent de nouvelles théories médicales et de nouvelles thérapies. Comment faire pour démêler les innovations sérieuses et bienvenues des prétentions farfelues et dangereuses ? Ce questionnaire pourrait nous y aider.

Article 39 :

Les médecins ne peuvent proposer aux malades ou à leur entourage comme salutaire ou sans danger un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé. Toute pratique de charlatanisme est interdite. 1. Le médecin est libre de ses prescriptions (art.8), mais le malade ne doit pas être trompé, et l'article 39 met en garde les praticiens contre l'utilisation imprudente de médications incertaines, de procédés illusoires et les affirmations abusives. Il n'est pas admissible qu'un médecin s'écarte dans ses propos d'une exactitude rigoureuse, lorsqu'il propose un traitement.

Les biais et erreurs des études scientifiques :

Le dictionnaire définit le biais comme une "inclination unilatérale de l'esprit ". Pour ce qui concerne les études scientifiques, il définit une disposition systématique de certains essais à produire des résultats meilleurs ou pires que dans d'autres modèles d'études.

Les corrélations illusoires :

Dans notre vie de tous les jours, ne trouvez-vous pas que nous sommes parfois un petit peu trop "interprétatifs" ? Les chercheurs ont remarqué à ce propos que bien souvent les gens exagèrent ou même inventent la fréquence des relations qui existent entre les événements qui se produisent ensemble. Par exemple: "c'est normal qu'il m'a parlé froidement, c'est un Nordique", ou encore : "au volant, les femmes sont plus dangereuses que les hommes", alors que les chiffres montrent pourtant qu'elles ont 2,6 fois moins de risque d'être tuées dans un accident que les hommes

L'effet placebo :

Le placebo est une substance inerte délivrée dans un contexte thérapeutique. Le placebo est une substance généralement commercialisée dont, soit l'efficacité n'est pas démontrée scientifiquement (homéopathie, certaines substances phytothérapiques, acides aminés, antiasthéniants etc ...), soit l'indication ne correspond pas à l'indication officielle (vitamine C efficace dans le scorbut mais probablement pas dans la grippe). L'effet placebo est l'écart positif constaté entre le résultat thérapeutique observé et l'effet thérapeutique prévisible en fonction des données strictes de la pharmacologie.

L'illusion de la guérison :

Au moins 10 sortes d'erreurs ou biais peuvent convaincre n'importe qui d'intelligent ou d'honnête qu'une guérison a bien eu lieu quand ce n'est pas le cas. Ceux qui font profession de vendre des thérapies de quelque sorte que ce soit ont l'obligation de prouver, avant tout, que leur traitement est sans danger et, secondement, qu'il est efficace. Cette dernière obligation est souvent la tâche la plus difficile à réaliser parce qu'il existe de nombreux chemins relativement subtils pouvant conduire tout être intelligent et honnête (aussi bien chez les patients que les chez thérapeutes) à considérer qu'un traitement ait guéri quelqu'un quand il n'en est rien.

Médecine et sectes :

La santé a toujours constitué pour les sectes un terrain privilégié. La santé, ou plutôt la souffrance physique et mentale. Dans ce domaine où se concentrent les angoisses des patients et de leurs proches, la science médicale, comme toute autre démarche scientifique, avoue ses limites, au moins provisoires. Par ailleurs, il est difficile pour l'entourage quand la souffrance est aiguë et les maux incurables, de récuser courageusement les pseudo-thérapies de l'irrationnel.

Le mythe du naturel :

Rien n'est plus puissant qu'une idée, et rien de plus potentiellement nuisible qu'une fausse idée ou une idée reçue que tout le monde considère comme vraie sans jamais la remettre en question ne serait-ce qu'un instant, ou tout simplement la vérifier. La popularité actuelle de la médecine dite "alternative" (il faudrait d'abord pouvoir définir ce que cela signifie !) en général, et les remèdes à base de plantes en particulier, reposent sur plusieurs mythes communément acceptés dont le principal, et chef de file, est l'idée selon laquelle tout ce qui est "naturel" est bon. Ces mythes, pourtant, ne supportent pas un examen critique minutieux.

Comment éviter les charlatans :

Les charlatans savent comment s'attaquer à tout aspect de la vulnérabilité humaine. Ce qui se vend ce n'est pas la qualité de leurs produits, mais leur capacité à influencer leur auditoire. Voici dix stratégies pour éviter de se faire avoir.

Magie et médecines parallèles :

Un grand nombre de thérapies "complémentaires" ou "alternatives" de nos jours reposent sur des croyances magiques, sur une façon de penser basée sur des principes cosmologiques et de causalité qui sont "éternels et universels". Ces principes sont semblables à ceux existants au sein de la population humaine dont certains scientifiques cognitifs disent qu'ils sont innés, inhérent à l'espèce humaine, et cette idée a été renforcée par la recherche scientifique.

Anecdotique :

L'anecdote est ce qui est utilisé le plus pour faire la promotion et justifier le recours aux médecines alternatives, mais elle est aussi en majorité usitée dans toutes les pseudosciences et dans le paranormal. Les anecdotes sont le matériau principal de la médecine dite "parallèle" et du paranormal au lieu de la preuve objective ayant recours à la méthode scientifique. Tandis que la science cherche à départager la cause de la coïncidence, les anecdotes souvent brouillent les pistes et favorisent toujours les coïncidences plutôt que les causes éprouvées.

Les théories charlatanesques :

En écoutant ou en lisant les différentes discussions à propos des diverses controverses ou discussions animées qui agitent l'actualité des phénomènes dit "parallèles" ou "paranormaux", le lecteur, ou l'auditoire, non avisé pourrait être amené à vite décrocher ou à tourner les talons avec le sentiment que seuls la tradition et les préjugés séparent les deux camps en présence et s'affrontant. Un tel lecteur pourrait être amené à penser que la plupart des scientifiques ont d'emblée un oeil sceptique sur les phénomènes paranormaux, "parallèles" et parapsychologique, sur les dilutions homéopathiques, les idées créationnistes, etc., uniquement parce que ces scientifiques ont été instruits dans ce sens ou ont seulement connaissance de points de vue opposés.

La dissonance cognitive :

La proposition fondamentale de la théorie de Léon Festinger (1957) est la suivante : l'individu tend à réduire la dissonance possible entre les différents éléments cognitifs présents. Explicitons d'abord certaines parties de cette proposition. Un élément cognitif est tout ce qui peut devenir objet de connaissance chez l'individu : comportements, opinions, croyances, sanctions, sensations de douleur, etc.

La machine à croire :

Notre cerveau et notre système nerveux constituent un véritable moteur générant des croyances, un système qui a évolué non pas pour nous assurer la vérité, la logique ou la raison, mais bien plutôt la survie. Cette "machine à croire" possède sept composants majeurs.

Le rasoir d'Occam :

Le rasoir d'Occam n'est pas issu des dernières technologies de rasage. Il s'agit d'une méthode heuristique ou d'un principe rôdé utilisé pour guider les phases initiales dans la construction d'une théorie et dans la sélection des multiples choix de réponses. Aussi connu sous les noms de principes d'économie ou de parcimonie, il nous oblige à favoriser, parmi différentes théories ou plusieurs hypothèses équivalentes, celles qui ont le moins d'hypothèses injustifiées.


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