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Ceux qui nient le SIDA doivent rendre des comptes

Le 20 janvier 2010

Une étude apporte de nouvelles preuves établissant que le fait de refuser de suivre les traitements contre le VIH a provoqué des milliers de décès an Afrique du Sud.

Malgré des éléments irréfutables que les traitements contre le VIH ont fait la preuve de leurs bénéfices, les négationnistes du VIH continuent de nier leur valeur. Dans un article publié dans le journal AIDS and Behavior (SIDA et comportement) [1], le Professeur Myron Essex et le Dr. Pride Chigwedere apportent des preuves supplémentaires sur le fait que retirer des traitements anti-HIV ayant fait la preuve de leurs bénéfices a provoqué la mort de 330 000 personnes en Afrique du Sud, résultat des politiques de refus du SIDA. Ils ont aussi montré que le tort n’a pas été inversé, et mettent en lumière que quand les négateurs entrent dans le monde de la santé publique, comme en Afrique du Sud, les conséquences sont désastreuses.

Les négationnistes du SIDA réfutent que le VIH cause le SIDA, que les médicaments antirétroviraux sont utiles, et finalement que des millions de personnes dans le monde soient mortes du SIDA. Ces négationnistes représentent un mouvement en augmentation qui a une visibilité considérable sur internet. Malgré leurs points de vue, il est estimé que de 2000 à 2005, au moins 330 000 Sud-Africains sont décédés prématurément, et 35000 bébés ont été infectés par le VIH à cause de la décision de l’ancien président Thabo Mbeki de retirer les médicaments antirétroviraux, sur les conseils "avisés" des négationnistes américains du SIDA.

Dans leur article visant une prise de conscience, Essex et Chigwedere passent en revue les effets potentiels des traitements VIH et les opportunités manquées en Afrique du Sud. Ils répondent de façon argumentée aux arguments de ceux qui nient le SIDA, avec des preuves scientifiques robustes. Ils discutent aussi des implications clés de la relation entre la négation du SIDA et les politiques de santé publique, en utilisant l’Afrique du Sud comme exemple. Finalement, ils argumentent dans le but de trouver les responsables de ces violations des droits de l’homme, et de la perte de centaines de milliers de vie, tout comme le besoin de réformer les pratiques de santé publique pour inclure des standards et une responsabilité.

Les auteurs concluent : "il y a un besoin d’honnêteté et d’analyse dans les situations qui impactent la politique de santé publique. Quand les négationnistes du SIDA entrent dans le domaine de la santé publique, les conséquences sont tragiques. Les implications commencent avec une science honnête, mais s’étendent dans cette nécessité de rendre des comptes, et peut-être d’une réforme de la santé publique."

- Denying AIDS : Conspiracy Theories, Pseudoscience, and Human Tragedy. Seth C. Kalichman.
- Le sommeil de la raison. Norbert Bensaïd.


Références et notes :

[1] AIDS Denialism and Public Health Practice. Pride Chigwedere et M. Essex. AIDS and Behavior.

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