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La vitamine D ne stimule pas l’intelligence des enfants

Le 22 avril 2012

Une recherche publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health [1] montre que des niveaux élevés de vitamine D ne semblent pas stimuler les performances scolaires des adolescents. Les auteurs voulaient connaître l’impact que pouvaient avoir différents types de vitamines provenant principalement du soleil (vitamine D3) ou des plantes (vitamine D2).

Leurs résultats reposent sur plus de 3000 enfants dont les niveaux en vitamine D3 et D2 ont été mesurés quand ils avaient neuf ans en moyenne. Tous les enfants faisaient partie d’une étude intitulée Avon Longitudinal Study of Parents and Children (ALSPAC), dont l’objectif était de suivre la santé à long terme d’un large groupe d’enfants nés au début des années 1990.

Les performances scolaires des enfants en anglais, mathématiques et science ont été évaluées entre 13 et 14 ans, et de nouveau entre 15 et 16 ans en termes de diplômes du second degré obtenus lors des examens.

En général, les niveaux les plus élevés de vitamine D3 étaient le plus fréquemment trouvés chez les enfants vivant dans un milieu social favorisé, alors que les niveaux les plus élevés en vitamine D2 étaient fréquents chez ceux dont le milieu social était moins favorisé.

Leurs résultats ont montré que les niveaux de vitamine D3 n’étaient pas associés à une meilleure réussite scolaire. Et des niveaux plus élevés de vitamine D2 étaient même associés à des performances plus médiocres en anglais entre 13 et 14 ans, et à moins de bonnes notes obtenues aux diplômes entre 15 et 16 ans.

Les auteurs déclarent que leurs résultats ne font qu’en confirmer d’autres sur la vitamine D chez les enfants, et suggèrent que peut-être que les bénéfices entrevus dans certaines recherches chez les adultes pourraient n’apparaître que plus tard dans la vie.

Cela pourrait venir du fait que la vitamine a plus d’impact sur un cerveau plus âgé, ou bien parce que c’est l’effet cumulé de la vie qui est plus important. Ou bien encore ceci n’est-il qu’une histoire d’inversion du rapport de cause à effet, où ceux qui ont le moins d’intelligence ou de facilités cognitives passent moins de temps dehors, et ont donc des niveaux plus faibles en vitamine dans leur sang pour commencer.

Les auteurs font remarquer que plusieurs études avaient montré un lien entre la vitamine D et des fonctions neurologiques et leur viabilité, tout comme d’autres aspects variés de la santé. "Ces études ont eu pour résultat de réclamer une modification des recommandations concernant la protection contre les UV" précisent-ils.

"Cependant, nos résultats suggèrent que la protection des enfants contre les UVB, qui a été associée à des niveaux plus bas en vitamine D, mais qui protège des dégâts causés à la peau et des cancers de la peau, n’est pas susceptible d’avoir des effets délétères sur leur réussite scolaire" concluent-ils.


Références et notes :

[1] Association of serum 25-hydroxyvitamin D3 and D2 with academic performance in childhood : Findings from a prospective birth cohort. Anna-Maija Tolppanen, Adrian Sayers, William Fraser, Debbie Lawlor, Journal of Epidemiology and Community Health.

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