Accueil du site > Psychologie > Où est la science ? L’état désolant de la psychothérapie.

Où est la science ? L’état désolant de la psychothérapie.

Le 28 septembre 2009

Etats-Unis - La prévalence des désordres de santé mentale a pratiquement doublé ces vingt dernières années. Qui traite tous ces patients ? Les psychologues cliniques et les thérapeutes sont en charge de la tâche, mais nombreux sont ceux qui cèdent en utilisant des méthodes qui sont dépassées et qui manquent de rigueur scientifique. Ceci est en partie dû aux nombreux programmes de formation, tout spécialement certains programmes de Doctorats de Psychologie ou de centres de formation privés, qui ne se fondent pas sur les dernières avancées scientifiques.

Un nouveau compte-rendu de Psychological Science in the Public Interest, un journal de l’Association pour la Science en Psychologie, réalisé par un panel de scientifiques cliniques reconnus (Timothy Baker, Université de Wisconsin-Madison, Richard McFall, Université de l’Indiana, et Varda Shoham, Université de l’Arizona), appellent de leurs vœux une réforme des programmes de formation en psychologie clinique, et réclament un nouveau système d’accréditation pour s’assurer que les cliniciens de la santé mentale soient correctement formés dans l’utilisation du fruit des recherches les plus récentes et les plus efficaces pour traiter leurs patients.

Plusieurs pratiques de psychologie clinique se fondent sur des éléments scientifiques et ont fait la preuve de leur efficacité, mais en l’absence de formation standardisée reposant sur les faits scientifiques, ces traitements ne sont pas, ou pas assez, utilisés.

Par exemple, la thérapie cognitive et comportementale (TCC) a prouvé être le traitement le plus efficace pour le stress post-traumatique et celui qui présente le moins d’effets secondaires, pourtant de nombreux psychologues n’utilisent jamais cette méthode.

Baker et ses collègues citent une étude dans laquelle 30% seulement des psychologues étaient formés pour utiliser les TCC dans le cadre du stress post-traumatique, et seule la moitié de ces psychologues l’utilisaient vraiment. Ce qui signifie que 6 patients sur 7 souffrant de ce désordre ne recevaient pas les meilleurs soins disponibles de la part de leur clinicien. Plus encore, les TCC ont montré apporter des bénéfices à la fois immédiats et sur le long terme en tant que traitement contre le stress post-traumatique, tandis que des médicaments comme le Paxil ont montré avoir un taux de régression de 25 à 50%

Ce compte-rendu suggère que les couts, en augmentation des traitements pour soigner les maladies mentales, ont réduit le recours aux traitements psychologiques et ont poussé les méthodes de soins vers la facilité des méthodes de médecine générale. Les auteurs appuient aussi sur l’importance d’associer les interventions psychosociales à la médecine, parce que de nombreuses thérapies comportementales ont montré qu’elles pouvaient réduire les couts, et apporter des bénéfices à long terme pour le patient.

Baker et ses collègues concluent qu’un nouveau système d’accréditation est la clé pour réformer la formation en psychologie clinique. Ce nouveau système est déjà en cours de développement : il s’agit du Système d’Accréditation de Science en Psychologie Clinique (PCSAS).

- Les nouveaux psys : Ce que l’on sait aujourd’hui de l’esprit humain. Collectif.
- Le livre noir de la psychanalyse : Vivre, penser et aller mieux sans Freud. Collectif.


Références et notes :

Ces articles pourraient aussi vous intéresser :

| | | Fil RSS | Contacts | Plan du Site | © 2017 - Charlatans.info |