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Pas d’augmentation des cancers dus aux portables

Le 8 décembre 2009

Une étude scandinave sur les tumeurs cérébrales contredit l’étude Suédoise de 2006.

D’après cette étude, l’utilisation croissante des téléphones portables, depuis la fin des années 1990, n’a pas causé d’augmentation dans la fréquence des tumeurs au cerveau.

Cette enquête sur les cancers a été faite à partir des comptes-rendus des cancers chez 16 millions d’adultes au Danemark, en Finlande, en Norvège et en Suède, et n’a observé aucun changement associé dans l’incidence des cas jusque 2003.

Publiée dans le Journal of the National Cancer Institute [1], la recherche couvre une période plus récente que les études précédentes. Elle suggère que s’il y avait un risque à cause de l’utilisation régulière de téléphones portables, celui-ci prendrait plus de 10 ans pour que les tumeurs apparaissent.

"La cause des tumeurs cérébrales est mal comprise" écrit dans l’article Isabelle Deltour de la Société Danoise sur le Cancer. "Les seuls facteurs de risque bien établis – les radiations ionisantes et les rares syndromes héréditaires – comptent pour une petite proportion des cas de tumeurs au cerveau."

L’étude repose sur 59 984 cas de tumeurs cérébrales diagnostiqués entre 1974 et 2003 parmi 16 millions d’adultes âgés entre 20 et 79 ans. Mais Deltour déclare qu’elle n’a pas trouvé de preuves qu’utiliser un mobile augmentait le risque de tumeurs.

"Les champs électromagnétiques de fréquence radio émis par les portables ont été proposés comme facteurs de risque pour les tumeurs au cerveau ; cependant, le mécanisme biologique pouvant expliquer l’effet potentiel des radiofréquences dans le risque des tumeurs cérébrales n’a pas été identifié."

"Durant la période de l’étude, il y a eu une augmentation graduelle des tumeurs, mais celles-ci étaient presque toutes observées dans le segment le plus âgé de la population, parmi les 60 - 79 ans."

"De 1974 à 2003, les taux d’incidences des tumeurs au cerveau au Danemark, en Finlande, en Norvège et en Suède étaient stables, ont diminué ou ont continué à augmenter graduellement mais avant l’introduction des téléphones portables. Aucun changement dans les tendances n’a été observé de 1998 à 2003, époque où les associations possibles entre l’utilisation des mobiles et les risques de cancer donneraient des informations à propos d’une période d’induction de 5 à 10 années."

Ces conclusions sont logiques avec les autres résultats d’un certain nombre d’articles issus d’études Nordiques ou Anglaises. Elle contredit cependant une étude de 2006 de scientifiques suédois qui suggérait qu’il y avait des "risques substantiellement augmentés" pour les utilisateurs à court et long terme.

L’étude Interphone quant à elle, bien qu’imparfaite, laisse supposer qu’il pourrait y avoir un faible risque pour les gros utilisateurs à long terme. Les chercheurs appellent de leurs vœux d’autres études afin de confirmer qu’il n’y a pas de dangers, mais que les "questions ouvertes à propos d’une exposition prolongée demeurent".

L’article de conclure : "L’absence de tendance détectable dans l’incidence des taux jusque 2003 suggère que soit la période d’induction pour les tumeurs cérébrales associées à l’utilisation des portables excède 5 à 10 ans, soit que l’augmentation du risque de tumeur associée à l’utilisation des mobiles dans cette population est trop faible pour être observée, soit que le risque se limite aux sous-groupes des utilisateurs de téléphones portables ou des sujets atteints d’une tumeur, ou qu’il n’y aucune augmentation du risque associé à l’utilisation du portable."

- Vivre dans les champs électromagnétiques. Pierre Zweiacker.


Références et notes :

[1] Time Trends in Brain Tumor Incidence Rates in Denmark, Finland, Norway, and Sweden, 1974–2003. Journal of the National Cancer Institute.

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