Accueil du site > Nouvelles > Plus d’un scientifique athée sur cinq est spirituel

Plus d’un scientifique athée sur cinq est spirituel

Le 8 mai 2011

Une étude de l’Université Rice, publiée dans le journal Sociology of Religion [1], a conclu que les scientifiques pensent que la spiritualité est en phase avec les principes de la découverte scientifique, alors que la religion ne l’est pas.

Plus de 20% des scientifiques athées sont spirituels selon cette étude. Bien que le public associe en général systématiquement la spiritualité à la religion, l’étude a trouvé que la spiritualité est en fait une idée distincte, une qui s’accorde mieux avec la science pour les scientifiques "athées spirituels".

Dans une enquête sur 275 scientifiques d’universités prestigieuses, les chercheurs de Rice ont découvert que 72 de ces scientifiques affirmaient avoir une spiritualité qui est en phase avec la science, bien qu’ils ne soient pas formellement religieux.

"Nos résultats montrent que les scientifiques tiennent la religion et la spiritualité comme étant de types de constructions qualitativement différentes" explique Elain Howard Ecklund, professeur de sociologie et auteur de l’étude. "Ces athées spirituels sont à la recherche d’un sens profond de vérité à travers la spiritualité, l’un de ceux qui est généré et consistant avec le travail qu’ils font en tant que scientifiques."

Par exemple, ces scientifiques voient à la fois la science et la spiritualité comme étant "des donneurs de sens sans la foi" et en tant que recherche individuelle du sens qui peut ne jamais avoir de fin. Selon la recherche, ils trouvent la spiritualité en accord avec la science, et distincte de la religion parce que cette quête de spiritualité est ouverte au voyage scientifique, la religion exige en revanche une adhésion absolue à une "absence de preuve empirique".

"Il y a de la spiritualité même chez les scientifiques les plus laïques" dit Ecklund. "La spiritualité infiltre même la pensée religieuse et athée. C’est n’est pas l’un ou l’autre. Cela remet en cause l’idée que les scientifiques, et d’autres groupes que nous considérons comme typiquement laïques, sont dépourvus de ces questions fondamentales telles que "pourquoi moi ?". Ils posent aussi ces questions humaines fondamentales, et ont ce désir de trouver du sens."

Dans leur analyse des 275 interrogés, les chercheurs ont découvert que les termes scientifiques les plus utilisés pour décrire la religion comprenaient "organisée, communautaire, unifiée et collective". L’ensemble des termes utilisés pour décrire la spiritualité comprenait des mots comme "individuelle, personnelle et construction personnelle". Tous les sondés qui utilisaient des termes collectifs ou individuels attribuaient les termes collectifs à la religion, et les termes individuels à la spiritualité.

"Alors que les données indiquent que la spiritualité est principalement une quête individuelle pour les universitaires, elle n’est pas individualiste dans le sens classique de se ’focaliser sur soi-même’ " dit Ecklund. "Dans leur vision des choses, être spirituel les motive pour apporter de l’aide aux autres, et cela redirige les façons par lesquelles ils pensent et font leur travail de scientifique."

Les chercheurs notent que les scientifiques spirituels perçoivent les limites entre eux-mêmes et leurs collègues non spirituels, parce que la spiritualité facilite l’engagement dans le monde qui les entoure. Un tel engagement, selon les scientifiques spirituels, produit une approche différente de la recherche et de l’enseignement : leurs collègues non spirituels pourraient se focaliser sur leurs propres recherches au détriment d’une interaction avec les étudiants que le sens de la spiritualité des scientifiques spirituels apporte.


Références et notes :

[1] Scientists and Spirituality. Elaine Howard Ecklund and Elizabeth Long, Sociology of Religion.

Ces articles pourraient aussi vous intéresser :

| | | Fil RSS | Contacts | Plan du Site | © 2019 - Charlatans.info |