OVNIS :
une hypothèse psycho-culturelle

2ème partie : critique ufologique

Dans cette deuxième partie, nous comparerons directement l'hypothèse extra-terrestre et l'hypothèse psycho-culturelle afin de voir laquelle convient le mieux comme explication du phénomène OVNI.

Comment pouvons-nous déterminer quelle hypothèse s'approche le plus de la vérité ? Un des critères les plus importants de toute hypothèse scientifique est que celle-ci puisse faire des prédictions pouvant être testées. Quelles prédictions font ces deux hypothèses et comment se réalisent-elle lorsqu'elles sont testées ? Nous pouvons produire une liste de caractéristiques qu'aurait tout phénomène psycho-culturel et la comparer à une liste comparable de caractéristiques qu'un "phénomène alien" authentique possèderait et ensuite les comparer chacune au phénomène OVNI afin de voir quelle hypothèse le rejoint le mieux.


Les preuves physiques

Si l'hypothèse extra-terrestre est correcte, il est donc possible d'obtenir des preuves physiques comme démonstration de celle-ci. En d'autres termes, si les E.T. visitent ou ont visité réellement la Terre, ont des contacts avec des humains, il est donc possible d'obtenir quelque chose de matériel provenant d'eux. On pourrait donc affirmer que l'hypothèse E.T. prédit la découverte éventuelle d'objets, d'artefacts extra-terrestres. On peut même considérer qu'un E.T. peut entrer dans la catégorie des "objets" extra-terrestres, ou bien trouver seulement un objet de la technologie E.T., créé par eux (comme un vaisseau spatial ou des implants), voire même une photographie ou une vidéo de haute qualité et sans équivoque d'un objet E.T., et passant tout les examens scientifiques minutieux.

L'hypothèse psycho-culturelle prédit l'inexistence de tels artefacts E.T., la présence d'un seul de ces objets falsifierait évidemment cette hypothèse, objet qui serait la seule explication du phénomène OVNI. La présence d'un objet extra-terrestre démontrable semble donc être une excellente expérience pour éprouver les deux hypothèses. En d'autres termes, la présence d'un seul artefact E.T. favoriserait définitivement l'hypothèse du même nom et mettrait fin à tout débat scientifique. L'absence d'un tel artefact réel, n'est cependant pas définitive et ne met pas fin au débat, en effet, les partisans de l'hypothèse E.T. peuvent argumenter en affirmant qu'une telle preuve est très difficile à trouver (à cause des conspirations gouvernementales et autres), et poser que l'absence de preuve courante ne prouve pas qu'une telle preuve n'existe pas.

Les sceptiques, et la plupart des ufologues, admettent qu'aucune preuve défintive de la "fumée" existe, du moins aucune connue du public. Ce manque de preuve favorise l'hypothèse culturelle du phénomène, mais le point de friction entre sceptiques et les croyants ufologues est "à quel degré ?". Il est évident que le manque de preuve physique définitive n'est pas et ne sera jamais concluant, mais cela soutient fortement l'hypothèse psycho-culturelle et de plus en plus à mesure que le temps passe. Ici, la taille imposante du phénomène OVNI travaille contre les ufologues. Comme la taille et la durée du phénomène OVNI augmentent, il devient de plus en plus improbable que l'hypothèse E.T. soit vraie sans que ces fameuses preuves physiques fassent surface. Un jour ou l'autre, les gouvernements et les E.T. auront fait une erreur, les ufologues auront eu de la chance, et une pièce, un morceau de preuve irréfutable tombera entre les mains du public. Chaque génération d'enthousiastes ufologues professe qu'une telle évidence va arriver incessamment. Le fait que rien de nos jours n'est encore arrivé est un point très important en faveur de l'hypothèse psycho-culturelle contre l'hypothèse E.T.

L'absence de photographie ou de vidéo d'extra-terrestre, de vaisseaux E.T. non ambigües, irréfutables, augmente l'improbabilité d'en trouver, étant donné que de nos jours, les caméras, numériques ou non, sont choses courantes dans les foyers. L'ubiquité de la caméra vidéo a même créé un nouveau genre de télévision, la télé-réalité, qui montre des évènements étonnants, inattendus ou dramatiques tels que crash d'avions, attaques animales, désastres, accidents de voitures ou bien tempêtes, etc. Ces vidéos ont la plupart du temps une prise parfaite, un zoom excellent, avec un éclairage maximal et impeccable pour présenter ces évènements parfaitement identifiables. En comparaison, les films présentant des OVNIs montrent des lumières nocturnes, des objets flous et tachetés, et des images ambigües (comme pour tout phénomène douteux ou paranormal d'ailleurs).

Les images occasionnelles et les films sans équivoques, comme celui de l'autopsie de l'extra-terrestre, tendent à se rejoindre dans leurs caractéristiques : leurs auteurs ou découvreurs veulent rester anonymes, et la vidéo ne résiste pas à l'examen vérifiant s'il ne s'agit pas d'un canular. L'argument présenté pour justifier l'anonymat est habituellement celui de la peur de la persécution, mais une telle timidité semble n'être l'apanage que des vidéos se révélant être un canular. Quelques vidéos, comme celle de la scène de Mexico ou de Billy Meier, sont celles de soucoupes volantes classiques dont il apparaît clairement qu'elles tanguent comme si elles étaient suspendues à un fil. Après de longues controverses, et un presque total soutien des ufologues fervents supporters, la scène de l'autopsie de l'extra-terrestre s'est définitivement révélée être un faux.

En même temps qu'avance la technologie numérique, la qualité des canulars va croissante. Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, aucune scène, aucun film de ce type n'est sorti indemne de l'examen sceptique.


Antécédents culturels contre discontinuité

L'autre trait fondamental de tout phénomène extra-terrestre véridique est qu'il devrait contenir des éléments véritablement E.T. Lorsque les sociétés européennes rencontrèrent pour la première fois des cultures d'Orient, par exemple, il en résulta l'introduction en Europe de produits de culture étrangère. Les langues asiatiques, par exemple, étaient beaucoup plus éloignées et différentes des langues européennes que celles-ci ne le sont entre elles. Il y eut aussi l'introduction d'une nourriture nouvelle, de nouvelles technologies, et de nouvelles idéologies culturelles. Aucun écrivain européen de fiction n'a été capable de songer à une culture extra-terrestre s'introduisant dans la culture humaine comparable à celle de l'Asie vis-à-vis de la culture européenne.

Si la Terre était en rapport avec une race extra-terrestre, une espèce nouvelle produit d'une évolution d'un monde complétement différent, avec une culture, une technologie, une vision du monde totalement indépendantes, nous pourrions au moins espérer qu'un tel contact ait produit une discontinuité culturelle significative. Les E.T. et leurs vaisseaux spatiaux ne ressembleraient à rien de ce que la science-fiction antérieure avait imaginé (en toute probabilité, à moins d'une coïncidence cosmique extrême!). Ils auraient pu alors apporter une information nouvelle et unique à l'espèce humaine.

L'hypothèse E.T. prédit donc que le phénomène OVNI devrait s'accompagner de discontinuités culturelles, alors que l'autre hypothèse prédit que le phénomène OVNI ne devrait pas contenir de telles discontinuités, mais plutôt évoluer à partir d'antécédents culturels connus.

Regardons les extra-terrestres eux-mêmes. Plusieurs scientifiques et auteurs de science-fiction ont remarqué que le style "petits gris" ressemblait incroyablement aux humains. La probabilité qu'une race extra-terrestre, produit d'une histoire évolutive complètement séparée, nous ressemble, ne serait-ce que vaguement humanoïde, est pratiquement inexistante. Les E.T., cependant, ne semblent pas seulement humains, ils ressemblent à des humains avec des qualités que nous associons psychologiquement à une intelligence développée. Si, par exemple, nous comparons les humains aux singes, nous pouvons observer que les humains ont des crânes relativement gros, de petits visages avec des traits plus fins, et moins de cheveux. Si nous prenons un humain auquel nous augmentons la taille du crâne, rapetissons le visage et rendons les traits plus fins, sans oublier de lui enlever sa chevelure, nous obtenons un extra-terrestre typique !

Au lieu de cela, si nous avions rencontré de vrais E.T., soyez sûr qu'ils ne ressembleraient en rien à ce que la science-fiction a pu imaginer. Suite à de tels contacts, toute science-fiction deviendrait instantanément démodée et ridicule, et les nombreuses espèces d'humanoïdes E.T. qui peuplent la science-fiction humaine paraîtraient tout à coup idiotes. Nous pouvons prédire que les fans de science-fiction, dans un monde d'après le contact avec des E.T., regarderaient leur science-fiction d'auparavant et secoueraient la tête en se demandant "Comment a-t-on pu croire que les E.T. sembleraient si humains?" Espérons voir un jour se réaliser cette prédiction...

Parfois les aliens ont des noms. Les noms E.T. devraient être E.T., et normalement ne devraient avoir de consonance dans aucune langue humaine. Pourtant certains noms semblent manifestement n'être que des traductions anglaises, la plupart des autres ne sont que de simples noms. C'est peu dire que certains E.T. ont des noms à consonance humaine, beaucoup ont même des noms sonnants européens. Ceux qui furent rencontrés par des gens de culture hispanique ont des noms à consonance hispanique. Ils ne sont pas plus différents de la structure phonétique européenne que des noms d'autres cultures telles que ceux des asiatiques ou des africains. De véritables noms E.T. devraient être loin de n'importe quel langage humain et plus différents encore que peuvent l'être deux noms de culture humaines différentes.

Pour aller un petit peu plus loin : tous les langages ont une certaine structure phonétique - des consonnes plus courantes que d'autres, une certaine proportion de consonnes par rapport aux voyelles, des phonèmes uniques, une inflexion caractéristique et un certain placement des accents. Ces éléments font le caractère d'un langage, comment il "résonne". C'est pourquoi il est possible, et même facile, de reconnaître un langage que quelqu'un mime, même s'il parle chinois et invente des mots.

Les auteurs de fiction spéculative parfois tentent d'inventer des cultures extra-terrestres, avec leurs langages. Un des pièges de cet effort d'imagination et de donner aux E.T. des noms suivant les caractéristiques linguistiques de sa langue natale (comme pour "Xenu", l'extra-terrestre inventé par l'auteur de (mauvaise) science-fiction L.Ron Hubbard pour créer sa secte la Scientologie.) Les auteurs expérimentés essayeront de manipuler les éléments spécifiques du langage pour créer des noms ayant une consonance E.T. Le prix à payer pour ceux qui n'essayent pas est de se retrouver avec des noms idiots "sonnant bien" la science-fiction des années 50 ("Klaatu Barada Nikto").

Lorsqu'on regarde les noms des aliens (Andrew, Grandfanda, Michael, Orion, Lucifer, Vestra, Saint Goo-Ling, ...), il est clair qu'ils sont conformes aux styles linguistiques des cultures de ceux qui se prétendent avoir été contactés. Aujourd'hui, aucun véritable langage ou nom E.T. n'est sorti d'un tel contact. Ici aussi, nous voyons bien cette absence de discontinuité et remarquons l'influence des antécédents culturels.

Qu'en est-il des vaisseaux spatiaux extra-terrestres ? La majorité des témoins qui ont décrit un objet concret (plutôt que juste des points de lumière) le décrivent comme une soucoupe volante typique. Le concept de la soucoupe volante, cependant, n'était rien d'autre qu'une fausse inteprétation de la description originale de Kenneth Arnold (voir 1ère partie) Les objets qu'il vit n'étaient pas en forme de "soucoupe", mais il a décrit leur mouvement comme une soucoupe sautant (ou ricochant). La presse pourtant rapporta que les OVNIs étaient des soucoupes volantes. Depuis, la plupart des témoins oculaires ont vu des soucoupes volantes (sic!). Ne s'agit-il pas ici aussi d'une coïncidence ironique ayant des proportions cosmiques ? A moins qu'il ne s'agisse que des effets de la suggestion et des désirs profonds de chacun...

Nous voyons aussi les antécédents culturels de l'icône de la soucoupe volante dans la science-fiction du début du 20° siècle. Bien que d'autres images étaient aussi populaires, comme le vaisseau-fusée, la soucoupe-volante était à la base des magazines de science-fiction avant la fameuse rencontre de Kenneth Arnold en 1947. Les années 50 ont produit une grande quantité de films présentant des soucoupes-volantes classiques, légitimant la forme en tant que standard des vaisseaux E.T.

Certains de ceux qui ont été contactés ou enlevés ont été prévenus par les E.T. qu'ils ont rencontrés. Le plus commun des avertissements est celui d'une menace et du danger d'une guerre nucléaire ou d'une destruction de l'environnement terrestre. C'est comme si ces E.T. avaient en fait les mêmes préoccupations que les classes moyennes des pays occidentaux. Malgré tout, les petits gris n'ont apporté aucune information qui ne soit déjà connue, ils n'ont fait qu'alerter l'humanité de ce que nous savions déjà depuis longtemps.

Cet aspect du phénomène du kidnapping soulève une question intéressante. Si ces E.T. voulaient alerter l'humanité sur tous ces dangers imminents, pourquoi l'ont-ils fait par l'intermédiaire d'une poignée de gens ne détenant qu'une si faible (voire pas du tout) autorité ou position sociale ? Dans des circonstances en outre difficilement croyables et acceptables, et pourquoi surtout avoir fait en sorte qu'ils ne se rappellent rien de leur enlèvement, et donc de cet avertissement, sauf peut-être sous l'effet discutable de l'hypnose ?

Dans la même veine, d'autres aliens ont informé leurs otages que leur visite était un prélude à la seconde venue du Christ, comme le rapporta Betty Andreasson dans "l'affaire Betty Andreasson" (1979). Tous ces otages étaient cependant chrétiens et croyaient, avant même d'avoir été enlevés, en cette seconde venue du Christ. Les E.T. semblent donc bien refléter les croyances et les intérêts de leurs otages, et n'ont apporté aucune information nouvelle ou surprenante à l'humanité. A nouveau, cela représente cette continuité culturelle prédite par l'hypothèse psycho-culturelle et démontre une absence de cette discontinuité que l'hypothèse extra-terrestre prédit.

Quelques ufologues tentent d'expliquer cette absence de discontinuité biologique et culturelle en disant que les extra-terrestres visitent la Terre depuis des milliers d'années, influençant ainsi nos cultures à l'origine et peut-être même déjà notre biologie. Cette stratégie n'élimine cependant pas le problème de la discontinuité mais ne fait que le déplacer dans le passé. L'espèce humaine par exemple, fait partie du continuum de la vie sur Terre. Les preuves fossiles et biologiques suggèrent ensemble qu'il n'y a pas de discontinuité biologique - homo sapiens a évolué sur Terre. Aucune preuve n'existe évoquant quelque discontinuité culturelle ou technologique dans le passé de la société humaine.


Mythologie ou histoire

Les deux hypothèses font donc des prédictions différentes à propos du développement et de l'évolution de l'histoire OVNI. Si le phénomène OVNI était une histoire vraie, nous attendrions du scénario de cette histoire certaines caractéristiques, comme une certaine consistance, un noyau central. Certaines particularités spécifiques, imprévues au début, caractériseraient rapidement de véritables contacts. Le battage médiatique et la Science-fiction s'engouffreraient dans le phénomène comme nous l'avons vu. Un corps concret de preuves s'accumulerait.

L'hypothèse culturelle au lieu de cela, voit le phénomène OVNI comme une mythologie moderne. Les mythologies prennent corps dans la culture populaire et en emergent, elles ne sont pas imposées de l'extérieur. Le scénario de telles mythologies est grossier et simple au début, mais évolue ensuite à mesure que de nouveaux éléments s'y ajoutent. Les détails sont au début diffus et disparates, mais plus tard un consensus prend corps avec le temps. Tous les détails ne sont pas retenus, seulement ceux qui semblent les plus convaincants et les plus forts. Le scénario tendra ensuite à être relayé par les média et la fiction de la culture populaire, plutôt que par toute autre voie.

Si nous regardons l'histoire OVNI moderne, elle est conforme à ce que prédirait l'hypothèse culturelle. Dans les années 40 et 50, l'histoire OVNI a les caractéristiques de la Science-fiction du moment, mais manifestement pas la perspective de l'histoire. Les personnes contactées des années 50 décrivent leurs contacts avec des splendides humains de Vénus, ou des hommes de la Lune, mais encore des Martiens. De telles histoires semblent maintenant ridicules avec nos standards actuels, mais ils étaient (et restent) les débuts de la fable OVNI.

Les E.T. ont ensuite changé avec le temps, prenant différentes formes allant du nain chevelu aux insectes géants. Par la suite, le petit gris apparut avec les enlèvements de Betty et Barney Hill en 1966. Pour les raisons décrites ci-dessus, l'image du petit gris résonna dans la psychologie humaine. Ils devinrent de plus en plus célèbres dans les multiples témoignages jusque dans les années 70 où ils furent nommés vainqueurs et se cristallisèrent comme image centrale des extra-terrestres.

Une fois que certains détails deviennent partie intégrante de la mythologie, ils sont ensuite souvent réemployés et modifiés retrospectivement dans de plus anciennes histoires. Le fameux incident Roswell, par exemple, existait depuis presque 30 ans, de 1947 jusqu'aux années 1970, sans mention aucune de corps d'extra-terrestres. C'est seulement après l'apparition du concept des petits gris que des témoins affirmèrent avoir vu des E.T. similaires à Roswell en 1947.

Terry Matheson examina la littérature ufologue dans "Alien Abduction : Creating a Modern Phenomenon" (1998, "les enlèvements par les E.T. ou la création d'un phénomène moderne"). Il trouva que la littérature est conforme aux caractéristiques de la mythologie, comme décrit ci-dessus. Il écrit :

"On remarque que les plus récents compte-rendus tendent à la fois de répondre aux problèmes et aux questions nés dans les récits plus anciens, et donc ajoutent de nouveaux éléments, comme s'ils avaient été examinés pour leur aptitude. Inversement, certains aspects des histoires antérieures n'ayant pas frappé le public sont souvent mis de côté. Les compte-rendus plus anciens ont tendance à être comparativement simples et plus concrets, alors que les plus récents (ceux des années 90) sont plus détaillés et impliquent différents aspects du paranormal à la manière des écrits New-Age."

Bien que Matheson affirme qu'il n'essaye pas de déterminer la part de vérité de ces compte-rendus de kidnapping, il conclut en disant qu'étudier les récits d'enlèvement comme une mythologie moderne est très instructif et aide à comprendre l'évolution de la narration ainsi que sa place dans la culture moderne.

Historiquement il existe un exemple plus ancien semblable à celui de la foi ufologique du 20°siècle, rapportée par les auteurs que sont Bartholomew & Howard (UFOs and Alien Contact, 1998). Ceux-ci décrivent les spéculations autour de l'invention du dirigeable dans les années 1896-1897. A cette époque les esprits s'échauffaient en affirmant que des machines volantes étaient sur le point d'être inventées. La spéculation grandissait à propos des programmes gouvernementaux et des inventeurs cachés. Cela mena tout droit vers des témoignages d'observation de lumières ou d'objets non-identifiés dans le ciel qui furent rapidement démystifiés comme étant des dirigeables. Les deux auteurs ont fait la démonstration, à travers une documentation soigneuse et fournie, que la fièvre des dirigeables contenait plusieurs des caractéristiques de l'histoire moderne des OVNIs, comprenant ses témoins tout à fait crédibles, son battage médiatique, ses contacts, enlèvements et otages, et une prétendue preuve physique qui se fait toujours attendre.


Conclusion

Le phénomène OVNI demeure une vaste et très controversée partie de la culture moderne. Sans preuve définitive quant à la cause du phénomène, nous sommes forcés d'en inférer la meilleure explication. Lorsque l'intégralité du phénomène et toutes les "preuves" sont prises en considération, on ne peut que se résoudre à accepter l'hypothèse psycho-culturelle comme meilleure explication pour le moment. L'hypothèse extra-terrestre, bien que convaincante pour beaucoup de monde, reste sans véritable support crédible.

L'hypothèse culturelle permet aussi aux sceptiques de considérer les OVNIs et les E.T. comme un véritable phénomène nécessitant une sérieuse explication. Les éléments de preuve mettent le doigt sur un phénomène complexe combinant mythologie moderne, récit littéraire, culture populaire et psychologie humaine. Il est même possible que cette approche explicative puisse être généralisée et appliquée à une large variété de croyances paranormales ou surnaturelles.


Pour aller plus loin :
- Les OVNI du CNES : 30 ans d'études officielles 1977-2007. David Rossoni, Eric Maillot, Eric Déguillaume.
- Les OVNIS font leur show. Patrice Seray.
- Des OVNI comme s'il en pleuvait ! Thibaut Alexandre.
- Roswell : Rencontre du Premier Mythe. Gilles Fernandez.

A visiter :
- OVNIS (UFOLOGIE, SEPRA & GEPAN...)

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