Les thérapies alternatives
et la psychologie de la croyance

(Suite)

L'instruction intellectuelle

Tandis que notre éducation expérimentale est d'une importance vitale pour notre survie, la raison principale pour laquelle nous avons triomphé sur les autres espèces, et leur avons fait une place dans notre chaîne alimentaire plutôt que le contraire, est que nous possédons des capacités cognitives relativement avancées. Avec notre héritage riche en analyse logique et notre connaissance codifiée culturellement, nous sommes capables, à travers la contemplation, d'estimer la valeur et la signification de la plupart des choses qui nous entourent. Et grâce à nos capacités de communication très efficaces, nous pouvons apprendre à nos enfants "comment les choses fonctionnent", sans avoir besoin d'aller toutes les expérimenter immédiatement, ou de développer une compréhension intellectuelle des principes de base.

Maintenant, nous devons apprendre à apprendre de cette façon ! Nous devons apprendre la logique. Nous devons apprendre comment organiser notre connaissance dans des catégories, et les catégories dans un cadre explicatif. Nous devons apprendre que les apparences superficielles ne relatent pas toujours les réalités sous-jacentes. Et comme cela a pris des milliers d'années à la civilisation pour développer ce que nous connaissons de nos jours comme la logique et l'enquête scientifique, ainsi chaque individu passe plusieurs années dans l'éducation formelle. De cette façon, chacun de nous apprend à penser logiquement, bien que, étrangement, aucune instruction formelle, au-delà de celle du niveau scolaire, n'est consacrée à développer des capacités logiques pouvant servir dans la vie de tous les jours. Il n'y a aucune raison de croire que nous ne pouvons pas enseigner à nos enfants l'utilité et la nécessité des études en double-aveugle randomisées, surtout si nous utilisons des exemples adaptés à leur âge, avec les exemples adaptés. Ils peuvent le comprendre, et ce serait un grand pas vers l'esprit critique, vers le statut de consommateurs avertis et d'électeurs bien informés.

Les êtres humains cherchent constamment à "comprendre". Nous voulons des explications sur les événements autour de nous. Qu'est-ce que ce bruit dans le garage ? Il y a peut-être quelqu'un, c'est un rat, un cambrioleur, le vent ou j'entends des voix ? Pourquoi mon docteur ne me guérit-il pas ? Nous faisons des attributions causales sans arrêt, le sol est humide parce que le rideau de douche n'était pas bien fermé. Les branches de l'arbre sont tombées à cause du vent. Marthe m'ignore parce qu'elle est envieuse. Harry était gentil avec moi parce qu'il voudrait m'emprunter de l'argent. Je vais mieux parce que j'ai pris de l'érythromycine. Et la plupart d'entre nous sommes mal à l'aise dès que nous ne sommes pas en mesure de trouver une cause à un événement. "Harry flotte dans les airs. Diable ! Que c'est étrange, mais je n'ai pas d'explications, donc je vais juste l'oublier." Marthe s'est remise de son cancer en phase terminale, alors que le docteur a dit qu'elle mourrait, cela doit être le laetrile qui l'a sauvée, ou bien les prières. La plupart d'entre nous, dans nos vies personnelles, avons du mal a accepter l'ambiguïté, d'accepter que parfois nous ne savons pas.


Les conflits entre l'expérience et l'intellect

Nous devrions faire reposer nos décisions sur les faits, et non pas sur la foi; sur l'intellect et non pas l'émotion; sur la raison et non sur la rhétorique, mais nous ne pouvons le faire que jusqu'à un certain point. Que vous le vouliez ou non, nos vies sont gouvernées à un degré considérable par les associations primitives sclérosées dans notre système nerveux par l'expérience.

Il y aura des fois où nous "saurons" quelque chose intellectuellement, mais "sentirons" fortement autre-chose. Vous pouvez "savoir" que le serpent dans la cage ne peut pas vous faire de mal, mais vous ne pouvez pas le toucher. Vous pouvez "savoir" que voler à travers une turbulence n'est pas plus dangereux que d'être dans un bateau à moteur sur une mer agitée, mais néanmoins, vous pourriez avoir une peur irrationnelle, voire paralysante.

Que fait-on lorsque nous sommes face aux choix entre la logique ou l'émotion, la raison ou l'intuition ? Même si nous sommes dévoués à la raison, l'émotion a une offre et de puissants moyens auxquels il est difficile de résister. Comme l'orateur public entraîné ne le sait que trop, nous ne pouvons pas, par les seules vertus de la rationalité ou de la volonté, simplement refuser ces puissants sentiments, ils sont impossibles à ignorer. Parfois, le moyen le plus simple de réduire le conflit est de mettre l'intellect en phase avec les émotions, parce que la plupart du temps nous ne pouvons pas nous y opposer7. "Oui les avions sont dangereux, ma peur est justifiée." Et si la médecine scientifique ne peut pas vous guérir, et que les thérapies alternatives affirment qu'elles le peuvent, qui allez vous croire ? Beaucoup de gens expérimentent une baisse de l'anxiété s'ils acceptent les déclarations des thérapies alternatives, et cette baisse de l'anxiété peut contrarier n'importe quel sujet contesté par les données et l'intellect.


Les croyances

Nos croyances sont, dans leur essence, nos désirs à propos du monde qui nous entoure. Je crois que la route continue de l'autre côté de la montagne. Je crois que passer par la chirurgie fera disparaître ma douleur dans mon ventre, même si la douleur a d'abord augmenté. Je crois que l'huile de mandarine guérira ma migraine.

Mais d'où viennent nos croyances ?

L'autorité est une source principale de croyances. Nous passons plusieurs années à l'école, poussés à maîtriser des ensembles de choses fournies par l'autorité, pour la plupart desquelles nous avons peu de moyens pour les mettre au défi. De façon identique, les médias nous bomdardent d'assertions que beaucoup sont enclins à accepter parce qu' "ils ne peuvent pas dire ça à la télévision si ce n'est pas vrai, n'est-ce pas ?". Et nos croyances les plus incrustées sont souvent celles pour lesquelles nous avons le moins de preuves expérimentales, mais elles viennent d'une autorité ou autre, et sont partagées par des gens autour de nous. Par exemple, nous apprenons que la terre n'est pas plate, en dépit du fait que notre expérience directe nous suggère le contraire. La plupart ne saurait même pas par où commencer. Mais nous ne voyons personne douter de ce fait. Nous acceptons tous ce qui a été, du moins au début, déclaré par l'autorité. Et si quelqu'un d'autorité, même si cette autorité est auto-proclamée, me dit de réduire la quantité de gras dans mon régime afin de préserver ma santé, ou de prendre du millepertuis parce que je déprime, pourquoi ne devrais-je pas le croire ?

Nos croyances s'intègrent dans une "fabrique" qui les rend difficiles à changer, même s'il y a une information qui les contredit8. Si j'en viens à croire que la chiropratique est une thérapie efficace, alors même si des études ne lui trouvent aucune utilité, "elle doit marcher, elle m'a aidé à me débarrasser de mon mal de dos, mon oncle ne jure aussi que par la chiropraxie, ma mutuelle la prend en charge et il existe un "syndicat" de chiropracteurs. Ce n'est pas une étude qui va me convaincre que tout ces gens ont tort." Ceci est aussi vrai pour nos croyances personnelles que pour l'aspirine ou la pénicilline, que ça l'est pour la chiropraxie ou l'échinacée.

Bien entendu, le soutien social résultant de ce partage de croyances est important. Si vous n'avez jamais entendu parler de l'huile de mandarine jusqu'à ce jour, vous pourriez hésiter à en prendre, mais si vous avez lu des témoignages à propos de ses vertus, si vous connaissez quelqu'un qui en utilise, il est fort probable que vous vouliez qu'elle marche. Vous pourriez vous dire, "où est le problème, si cela ne marche pas, ça ne peut pas faire de mal", ou tant de personnes sont disposées à croire dans les thérapies alternatives.

Bien entendu, nous apprenons aussi à être sceptiques. Nous apprenons assez tôt que toutes les sources d'informations ne sont pas également fiables, et comme nous devenons de plus en plus instruits au fil de la vie, nous en venons à accepter l'information de sources presque sans question, tout en discréditant les informations d'autres sources. Mais comment choisit-on nos sources, nos autorités ? J'autorise certaines personnes en blouse blanche à m'injecter des substances dans mes veines, presque à leur convenance, ou je les laisse mettre leurs doigts dans des orifices qui ne sont pas faits pour ça, sans qu'on ne me dise rien d'autre que la potion, ou la pratique, m'apportera un bénéfice thérapeutique ou servira de diagnostic.


Maladie et guérison

Comment sait-on qu'on est malade ?

Le langage est un outil formidable pour disséminer la connaissance. Cependant, étant donné que nous n'avons aucune méthode pour déterminer si un enfant a mal ou non, ou si un enfant a peur ou est soucieux, sinon en jugeant à partir de son comportement, comment savons-nous ce qu'un enfant ressent ? Bien entendu, nous ne le savons pas, pas avant que l'enfant ne parle. Nous pouvons mesurer sa température, et décider s'il a de la fièvre, mais l'inférence selon laquelle l'enfant est malade est-elle correcte ? Nous ne le savons pas.

Nous apprenons aux jeunes enfants à connaître leurs états émotionnels, la douleur, la maladie, par nos jugements de ce qu'ils doivent sentir ou devraient ressentir. Nous leur apprenons le langage de la douleur et de la maladie : "je me sens mourir" ou "ce n'est rien, juste une blessure superficielle." Nous apprenons aux enfants à se relaxer ou à s'inquiéter, à partir de nos réactions et nos définitions de ce qui se passe chez eux. Nous apprenons aux enfants (et ceci est culturel) le rôle du malade, comment ils doivent réagir, être passifs, dépendants, laisser les parents ou le docteur s'occuper d'eux9. Et pourtant, même quand nous grandissons, les entrailles de notre corps nous restent inconnus, nous apprenons aux enfants à faire confiance aux autres, aux autorités, à leur dire ce qui est faux et à poser le problème. Nous apprenons que quand nous sommes malades, notre rôle de patient est de suivre les ordres, et le travail du docteur est de nous soigner.

Mais comment savons-nous que nous sommes malades ? Généralement, cela vient simplement du fait que nous ne nous sentons pas bien, ou que nous vomissons, toujours fatigué, avons des douleurs, des vertiges, des difficultés à bouger. Aucun de ces symptômes ne signifie obligatoirement que nous sommes malades, mais nous sommes enclins à les voir comme des problèmes nécessitant un traitement. En effet, certaines personnes grandissent en apprenant à interpréter plusieurs aspects de leur détresse comme ayant un fondement physique plutôt qu'émotionnel10. Et ainsi, nous allons chez le médecin, l'homéopathe ou l'acupuncteur.


Comment choisit-on un thérapeute ou une thérapie ?

Le choix de la thérapie nous ramène au sujet sur l'autorité. Pour la plupart des gens, les références sont très importantes. Mais qu'est-ce qu'une référence ? Un Docteur en médecine a des références. Un "docteur" en chiropraxie a des références, un "docteur" en naturopathie a des références, un "docteur" en médecine chinoise a aussi des références. Comment le public peut-il choisir parmi tout ça ? Un docteur est un docteur pour la plupart des gens. Quand les laboratoires pharmaceutiques font la promotion de remèdes phytothérapeutiques à côté des médicaments, quand les infirmières pratiquent des passes de mains (le toucher thérapeutique aux USA), et que des rédacteurs en chef des médias prônent les bénéfices de thérapies non-prouvées, comment le public peut-il choisir parmi ces différents autorités et références ? Regarder les bases scientifiques ne suffit pas : comme pendant la guerre où chaque nation proclamait que "dieu est avec nous", les promoteurs de thérapies, qu'elles soient conventionnelles ou non, déclarent que la science est leur alliée. On nous dit que l'homéopathie a passé l'épreuve scientifique. La chiropratique est décrite comme un art, une science et une philosophie. Laquelle est la médecine scientifique ?

En outre, nous vivons à une époque où il y a, dans plusieurs domaines, une méfiance croissante des autorités établies. Cette méfiance de nos jours repose en partie sur la dévolution du pouvoir social qui conduit l'individu à prendre lui-même de plus en plus de décisions, laissant de moins en moins de contrôle entre les mains des politiciens, prêtres, médecins et professeurs. A tout prendre, c'est probablement un développement positif. Cependant, quand les gens sont encouragés à faire des choix à propos de leur santé, mais manquent d'outils nécessaires pour comparer une thérapie à une autre, ils ne sont pas nécessairement en meilleure position que lorsque des autorités désignées le faisaient pour eux.


Qu'en est-il si le thérapeute dit que tout va bien ?

Qu'en est-il si le médecin de famille vous informe que ces vomissements sont dus au stress et que vous devriez changer de travail, ou vous dit que votre douleur est juste quelque chose avec lequel vous devrez vivre ? Les docteurs sont supposés nous soigner. Il n'y a pas de publicité à la télévision disant : "Vivez avec votre migraine" ou "Il n'y a pas de pilule pour tout." Si le docteur ne nous soigne pas bien, alors nous pouvons peut-être aller en voir un autre. Et si ce docteur échoue, alors peut-être avons-nous besoin d'une autre forme de thérapie, au moins une où ils promettent de nous soulager.


Comment savons-nous si une thérapie marche ?

Quand nous avons recours à une thérapie pour nos problèmes, comment savons-nous si elle marche ? Revenons aux antibiotiques du début. Ils marchent, nous le présumons, si nous nous sentons mieux. Ils marchent si notre angine disparaît, si notre mal de dos s'améliore ou si nos verrues disparaissent.

Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles nous pouvons nous sentir mieux, même si la thérapie n'a absolument aucun effet. Nous pouvons nous sentir mieux après un traitement, même s'il n'a réellement aucun effet, parce que :

Ces facteurs, et bien d'autres, peuvent nous forcer à percevoir une amélioration dans nos symptômes comme la conséquence du traitement, de ce fait nous validons à la fois la thérapie et le thérapeute, tout en nous lançant dans une tournée de témoignages.

Si "se sentir mieux" est un critère pour juger de l'efficacité d'une thérapie, que se passe-t-il si nous ne nous sentions pas mal en premier ? Considérons ceci : la recherche indique qu'au moins un tiers des patients ne se plient pas au régime médical suggéré par leur médecin11. La désobéissance est un problème particulier quand les patients ne savent pas qu'ils ont un problème, jusqu'à ce qu'ils aillent faire un check-up de routine. Par exemple, bien que l'hypertension puisse causer des crises cardiaques, maladies de coeur, problèmes rénaux et cécité, entre 75 et 90% des patients diagnostiqués avec de l'hypertension oublient de prendre régulièrement leurs médicaments ou de suivre les recommandations12. Pourquoi une telle désobéissance ? Cela peut venir en partie du fait que les symptômes de l'hypertension ne sont pas manifestes pour le patient, qui peut vouloir minimiser la menace perçue en se persuadant lui-même qu'il n'y a pas réellement de problème. C'est une espèce de "non médecine alternative", si vous vous sentez bien, ne prenez rien !

Pourtant, il y a plus que cela. La littérature scientifique montre que les patients obéissent plus quand ils voient leur médecin comme leur portant un intérêt amical13. Les patients sont plus susceptibles d'obéir quand les médecins suivent leurs rendez-vous dans le but de contrôler la progression de la maladie14. On met le doigt ici sur un des avantages qu'ont les thérapeutes alternatifs sur les médecins. Une spécialisation et des technologies croissantes, ainsi que des impératifs économiques, un rationnement des coûts et des dépenses pousse les médecins à abandonner cette médecine de chevet dont certains patients ont autant besoin que de la thérapie elle-même. Les guérisseurs peuvent satisfaire ce besoin d'être rassuré, ce soutien existentiel et cette interaction humaine, sympathique, en étant plus amical, bavard, en prenant plus de temps et en programment un calendrier de rendez-vous d'"entretien" ou de "bien-être". En soi, ce n'est pas forcément une mauvaise chose, tant que le guérisseur ne propose pas quelque chose de dangereux, n'extorque pas d'argent ou ne détourne pas des patients d'une thérapie nécessaire à leur survie.


Médecine alternative contre médecine scientifique

Ainsi, nous posons la question : "Qu'est-ce qui pousse les gens à penser que les remèdes alternatifs marchent ?", nous devrions d'abord nous demander : "Qu'est-ce qui fait que les gens pensent que la médecine conventionnelle marche ?". La réponse à ces deux questions est pratiquement la même. Nous pensons qu'elles marchent "parce que" nous nous sentons mieux après y avoir eu recours, ou des autorités nous disent que nous allons mieux. Post hoc ergo propter hoc, après cela, donc à cause de cela. Notez bien que nous discutons ici des raisons de croire en une thérapie, et non de l'efficacité de la thérapie en soi. Les partisans des médecines alternatives emportent largement la bataille des relations publiques avec leur espoir, leurs messages réjouissants, tandis que les partisans de la biomédecine scientifique ont tellement admis que la supériorité de leur produit était évident en soi (tout en sous-estimant la force du "discours anti-docteur" dans notre société).

Les remèdes alternatifs font appel à tout ce que les remèdes conventionnels échouent à soulager. En effet, les domaines où les thérapies alternatives semblent avoir le plus de succès sont ceux où les thérapies conventionnelles ne sont pas en mesure de satisfaire les attentes des patients, par exemple, les migraines et maux de dos chroniques, la fatigue, les nausées, l'arthrite, les douleurs gastro-intestinales, les allergies, tout ce qui est causé par un excès de stress ou désordre émotionnel. Le thérapeute alternatif, tout en validant la plainte du client (et souvent sa vision non conventionnelle), apporte de l'espoir pour surmonter les plaintes, plus d'attention, de soutien personnel, ce qui peut indirectement servir certains besoins émotionnels sous-jacents que les médecins ont laissé de côté. Ils apportent aussi de l'espoir dans le cas de conditions que le médecin ne peut guérir.

Souvenez-vous du Chuanbeiye, la préparation à base de bile de serpent que j'ai mentionnée au début. Derrière la boite il était écrit :

"Ceci est un médicament efficace pour les angines, l'asthme causée par le froid, les bronchites, etc. Parce qu'il est très doux et facile à prendre, il est bien accueilli par les maladies à la maison et à l'étranger. Le taux d'efficacité dans le traitement de ces maladies est de 96,8% et le taux d'efficacité apparent est à plus de 76,8%.

Ceci semble suggérer que certaines personnes vont mieux, mais ne le réalisent pas ! Quoi que l'auteur ait voulu dire, en tant que patients malades, nous devons laisser aux scientifiques le soin d'établir le taux réel d'efficacité. Tout ce que notre expérience nous dit relève du taux apparent d'efficacité, combien de fois se sent-on mieux après avoir pris un médicament, qu'il soit réellement efficace ou non ? Pour les raisons que j'ai évoquées ici, il n'est donc pas surprenant que la médecine alternative soit capable de produire "des taux d'efficacité apparents" qui sont plus élevés en certaines circonstances que ceux produits par la médecine scientifique.


Pour aller plus loin :
- Les médecines non conventionnelles ou les raisons d'une croyance. Jean Brissonnet
- Le sommeil de la raison. Norbert Bensaïd
- Les charlatans de la santé, Jean-Marie ABGRALL
- Idées folles, idées fausses en médecine. Skrabanek, Mc Cormick
- Les pseudo-médecines, Jean Brissonnet
- Médecines alternatives : le guide critique. Collectif
- Les médecines douces, Jean-Jacques AULAS
- La magie et la raison. Simon Schraub
- Histoires parallèles de la médecine. Des Fleurs de Bach à l'ostéopathie Thomas Sandoz

A lire aussi :
- Rubrique médecine & santé
- 12 questions à poser lorsqu'on évalue les "médecines douces"
- Toutes les nouvelles sur les thérapies alternatives
- Pourquoi ça marche ?
- Les illusions logiques
- La dissonance cognitive
- Le phénomène de preuve sociale
- Médecines parallèles et erreurs de raisonnement

References :
1- Beyerstein BL. Alternative medicine. Where's the evidence? Can J Public Health. 1997;88(3):149-150.
2- Gilovich T. How We Know What Isn't So: The Fallibility of Human Reason in Everyday Life. New York, NY: Free Press/Macmillan; 1991.
3- Schick T, Vaughn L. How To Think About Weird Things: Critical Thinking for a New Age. Mountain View, CA: Mayfield Publishing;1995.
4- Levy D. Tools of Critical Thinking. Boston, MA: Allyn and Bacon; 1997.
5- Alcock JE. Parapsychologie : Science ou Magie ? Oxford, UK: Pergamon; 1981.
6- Alcock JE. The belief engine. Skeptical Inquirer. 1995;19(3):14-18.
7- Festinger L. A Theory of Cognitive Dissonance. Stanford, CA: Stanford University Press; 1957.
8- Alcock JE, Carment DW, Sadava SW. Attitude change. A Textbook of Social Psychology. 4th ed. Scarborough, Ontario: Prentice-Hall Canada; 1998.
9- Alcock JE. Chronic pain and the injured worker. Canadian Psychology. 1986;27:196-203.
10- Shorter E. From Paralysis to Fatigue: A History of Psychosomatic Illness in the Modern Era. New York, NY: Free Press; 1992.
11- Stone GC. Patient compliance and the role of the expert. Journal of Social Issues. 1979;35:34-59.
12- Leventhal H, Hirschman RS. Social psychology and prevention. In: Sanders GS, Suls J, eds. Social Psychology of Health and Illness. Hillsdale, NJ: Erlbaum; 1982: 387-401.
13- DiNicola DD, DiMatteo MR. Practitioners, patients, and compliance with medical regimes: a social psychological perspective. In: Baum A, Taylor SE, Singer JE, eds. Handbook of Psychology and Health. Vol 4. Hillsdale, NJ: Erlbaum; 1984: 5-64.
14- DiMatteo MR, Sherbourne CD, Hays RD, et al. Physicians' characteristics influencing patients' adherence to medical treatment: Results from the medical outcomes study. Health Psychol. 1993;12:93-102.

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