Tester les medium :
les méthodes et les résultats

Ciara´n O'Keeffe et Richard Wiseman

Certains individus déclarent posséder des capacités médiumniques qui leurs permettraient de contacter le "mondes des esprits" et de recevoir des informations de gens décédés. Il existe plusieurs raison pour soumettre ces déclarations à des études rigoureuses et empiriques.

Premièrement, les capacités médiumniques, si elles s'avèrent valides, apporteraient la preuve d'une "vie" après la mort, et auraient donc des implications très importantes dans de nombreux aspect de la psychologie. De telles données, par exemple, remettraient en cause les hypothèses clés de la recherche en neuropsychologie, comme la notion selon laquelle la personnalité humaine, la cognition et la conscience dépendent du cerveau vivant. Des preuves de l'existence de véritables capacités de médium poseraient des questions intrigantes à propos des mécanismes sensoriels sous-jacents à de telles capacités, et à un niveau plus pratique, elles auraient des implications importantes dans de nombreux aspects cliniques et de l'approche psychologique pour ce qui est du deuil et du chagrin.

Deuxièmement, les démonstrations de ces capacités médiumniques apparentes ont un impact important sur les croyances et les comportements du public. Un sondage a révélé que presque 30% des Américains croyaient en l'existence de ces capacités (Newport & Strausberg, 2001), approximativement 10% des Britanniques visitent les médiums et voyants aussi bien pour recevoir des messages de leurs défunts que pour obtenir des conseils pour leur vie (Roe, 1998), et de nouveaux programmes de télévision font état de telles démonstrations en direct attirant des millions de téléspectateurs (Brown, 2001). Des tests de médiums bien contrôlés aideraient le public et les producteurs de programmes de télévision à évaluer la validité de ces supposées capacités, et en même temps les aideraient à informer sur leurs décisions et comportements.

Troisièmement, certains individus travaillant dans des contextes non paranormaux font des déclarations analogues à celles faites par les médiums, et les méthodes développées pour tester les médiums pourraient être utilisées pour vérifier ces déclarations. Par exemple, certains cliniciens affirment être capables d'obtenir une connaissance profonde des patients seulement à partir de leurs réactions à certains tests projectifs, certains praticiens affirment pouvoir donner des détails de la personnalité des gens simplement à partir de leurs scores à certains outils d'évaluation, tandis que d'autres déclarent pouvoir produire des profils précis des contrevenants à partir d'informations comportementales très limitées. Plusieurs écrivains (par ex. Alison, Smith, & Morgan, 2003; Wood, Nezworski, Lilienfeld, & Garb, 2003) ont récemment noté que la preuve anecdotique soutenant ces déclarations pourrait résulter des mêmes stratégies psychologiques utilisées dans les lectures médiumniques (i.e. l'utilisation de déclarations générales, du hasard, etc.) et que les méthodes développées pour examiner de telles déclarations pourraient bénéficier d'une compréhension plus approfondie des procédures utilisées pour tester la médiumnité. Étant donné la nature des résultats théoriques et pratiques du sujet, il n'est pas surprenant que le test scientifique des capacités médiumniques ait une longue histoire controversée.

Les premiers tests de medium ont été réalisés dans les années 1880 et principalement par des personnes enquêtant pendant des séances, notant les commentaires que les prétendus médiums étaient supposés recevoir des défunts, puis ils tentaient d'évaluer la précision des informations données. La majorité des longs comptes-rendus résultants allaient en faveur des capacités réelles de médiumnité, et contenaient des transcriptions de messages médiumniques, avec des descriptions détaillées des preuves soutenant ces déclarations (voir par ex. Hodgson, 1892, 1898). Les critiques ont attaqué ces travaux, argumentant sur le fait qu'ils échouaient souvent à estimer si les prétendues visions pouvaient avoir été le résultat de différents stratagèmes psychologiques, comme ceux que les médiums engageaient dans leurs perspicaces hypothèses de travail, ou s'ils produisaient des affirmations très générales qui seraient acceptées par la majorité des gens (voir par ex.. Gardner, 1992; Hyman, 1977; Podmore, 1901).

Pendant des années, plusieurs chercheurs ont essayé de mettre en place des procédures qui élimineraient le potentiel de tels stratagèmes, et les utilisaient afin d'examiner certains des médiums les plus connus de l'époque. Ces études ont obtenus des résultats variés, certains travaux ayant trouvé des preuves en faveur d'un pouvoir médiumnique, d'autres soutenant l'hypothèse nulle (voir Schouten, 1994). Ces travaux ont provoqué une quantité considérable de débats méthodologiques et statistiques, la plupart se sont focalisés sur le degré des procédures employées dans ces études et leur incidence sur les résultats positifs obtenus, et l'élimination des biais et des problèmes (Hyman, 2002; Hyman, 2003; Schwartz, 2003). Malheureusement, le débat sur les différents types de sujets méthodologiques et statistiques pouvant biaiser de tels travaux se sont répandus dans la littérature psychologique et parapsychologique, et sont souvent présentés par bribes plutôt que conceptuellement organisés. En outre, les chercheurs travaillant dans ce domaine ont développé une méthode relativement standard de test qui est à la fois pratique et qui minimise le potentiel de ces artefacts.


La méthodologie : problèmes et procédures

Le débat concernant les problèmes potentiels pouvant survenir pendant les tests des prétendues capacités médiumniques s'est recentré autour trois sujets clés : (a) le besoin de contrôle des fuites sensorielles potentielles, (b) le besoin d'évaluer avec précision la généralité des déclarations des médiums et (c) le besoin d'un jugement à l'aveugle. Les trois sections suivantes passent brièvement en revue chacun de ces problèmes, et soulignent les types des procédures qui pourraient être employées pour les dépasser.

Le besoin de contrôle des fuites sensorielles potentielles.

Tous ceux qui se prétendent médiums ou voyants peuvent obtenir des informations sur leurs clients par les voies normales, et utiliser ces informations dans le but de produire des "prédictions" précises. De telles informations peuvent être obtenues de différentes manières. Par exemple, des livres expliquant comment simuler des pouvoirs de médiums décrivent plusieurs techniques pour obtenir des informations et préparer son rendez-vous, comme par exemple espionner secrètement les conversations des clients, ou faire de minutieuses recherches dans l'annuaire ou sur internet (Rowland, 1998). D'autres auteurs ont décrit comment des médiums expérimentés pouvaient inconsciemment obtenir des informations à partir de sources plus subtiles, comme les vêtements des clients, leur posture, leur comportement ou leurs bijoux (Morris, 1986). Même peu de contacts entre le médium et son client suffisent à apporter des informations utiles. Par exemple, Wiseman et O'Keeffe (2001) ont noté que la rapidité avec laquelle les clients répondent "oui" ou "non" aux questions des médiums, peuvent inconsciemment fournir aux plus expérimentés un retour utile à propos de la précision de leurs commentaires lors d'une séance.

Pour toutes ces raisons, tout test de médiumnité bien contrôlé devrait prévenir cet apport d'information aux médiums de la part des clients via les moyens normaux. Cela implique que les expérimentateurs prennent des mesures appropriées pour s'assurer que les médiums ne puissent pas vérifier toute information à propos de leurs clients à l'avance, et qu'il y a suffisamment de garde-fous pour les empêcher d'obtenir des signaux verbaux ou non verbaux pendant les séances. Ces garde-fous devraient aussi s'appliquer à quiconque est concerné par l'étude (les expérimentateurs et les autres participants) et qui détient toute information sur l'identité des clients. Les chercheurs qui examinent la possible existence de la télépathie ont développé différentes procédures pour éliminer les fuites sensorielles potentielles entre les participants (Milton & Wiseman, 1997) et plusieurs de ces garde-fous (comme placer les participants dans différentes pièces avec des niveaux suffisants d'isolation sonore) peuvent être utilisés pour éliminer les fuites possibles durant les tests des supposées capacités médiumniques.

Le besoin d'évaluer avec précision la généralité des déclarations des médiums

La recherche de ce qu'on appelle "l'effet Barnum" a montré que les gens ont tendance à accepter certains types de déclarations très générales sur leur personnalité (telles que "vous avez un grand potentiel créatif non exploité") comme étant très précises (Forer, 1949; Furnham & Schofield, 1987). En outre, des travaux plus récents ont révélé que même des déclarations qui ne sont pas spécialement générales, peuvent être vraies chez de nombreuses personnes. Par exemple, Blackmore (1994) a réalisé une grande enquête dans laquelle on a demandé à 6000 personnes de dire si des déclarations spécifiques les décrivaient correctement. Plus d'un tiers des gens ont avalisé la déclaration "J'ai une cicatrice sur mon genoux gauche" et plus d'un quart a répondu "oui" à l'affirmation "quelqu'un dans ma famille s'appelle Jacques". Les voyants peuvent utiliser ce phénomène pour produire des "lectures" qui sembleront très précises mais qui, en réalité, contiendront simplement des déclarations très générales qui sont approuvées par un grand nombre de leurs clients.

Les tentatives pour traiter ce problème, lors des tests de médiumnité, ont pris différents formes à travers les années et ont été sujettes à d'innombrables débats. Dans la tentative peut-être la plus ancienne de résoudre ce problème, Hyslop (1919) a collecté des déclarations qui avaient été approuvées par un client durant différents tests de lecture, puis il a demandé à un groupe "contrôle" d'environ 500 personnes d'indiquer si chaque affirmation était vraie pour eux. Hyslop a calculé le niveau d'acceptation générale de la "lecture", sur la base du pourcentage de gens du groupe contrôle qui avaient accepté chaque affirmation. Par exemple, si 250 personnes du groupe contrôle avaient avalisé l'affirmation "vous êtes un garçon", alors Hyslop calculait la probabilité d'acceptation à 250/500 soit 0.5, c'est-à-dire 50%.

Pour obtenir une probabilité générale de toutes les affirmations acceptées, Hyslop a multiplié ensemble les probabilités individuelles de chaque déclaration (par ex. la probabilité de deux affirmations approuvées, chacune ayant un taux d'acceptation de 0.50, sera de 0.25). Plusieurs critiques ont noté avec justesse que cette approche gonfle grandement la précision apparente des médiums, parce que cela supposait que chacune des affirmations soient indépendantes les unes des autres (Schouten, 1994). Ainsi, si, par exemple, le voyant déclarait que son client "avait récemment perdu quelqu'un qui était de sexe masculin" et que cette personne "avait de la barbe", la probabilité de ces affirmations était multipliée ensemble comme si elles étaient indépendantes, alors que la probabilité de la seconde de tomber juste est largement dépendante de la première (déjà acceptée par le client).

Pendant des années, les chercheurs ont exploré différentes formes d'analyses qui pourraient passer outre ce problème (Pratt, 1936; Saltmarsh et Soal, 1930). Celle qui a probablement été la plus largement acceptée et utilisée est celle développée par Pratt et Birge (1948). Dans leur procédure, un petit nombre de clients recevait chacun une lecture de la part d'un médium. On demandait alors aux clients d'évaluer la précision des déclarations de leur séance, mais aussi celles des séances d'autres clients. Si le médium était précis et juste, alors les évaluations de leur propre séance seront beaucoup plus importantes que celles d'illustres inconnus. Cependant, si le médium ne faisait que produire des affirmations générales, alors les clients assigneront des notations identiques aux deux types de lectures. Pratt et Birge ont noté que les résultats des expériences utilisant cette procédure étaient beaucoup plus parlants dans un tableau (cf. tableau 1). Nous avons les nombres de la diagonale du tableau (en gras) qui représentent les scores que chaque client a donné à ses propres séances, et les nombres hors diagonale qui représentent les évaluations que les clients ont donné aux lectures des autres (Pratt, 1969).

  Clients jugeant la précision des consultations
Clients présents John Eric Bill Tony Tom
John 58 23 46 6 56
Eric 25 73 14 45 63
Bill 18 41 67 33 39
Tony 61 22 40 49 30
Tom 11 39 26 28 72

Tableau 1 : Représentation des données à partir des expériences utilisant la technique de Pratt et Birge sur la précision des lectures des médiums

Il est largement reconnu que les analyses statistiques utilisées pour tester si les nombres sur la diagonale sont significativement plus grands que ceux hors de la diagonale, ne supposent pas que les affirmations lors des séances soient indépendantes (Pratt, 1969). A cette fin, les chercheurs ont recommandé de créer une distribution de la somme des nombres sur la diagonale pour chaque permutation possible de la matrice, puis de calculer la probabilité du résultat expérimental en examinant où la somme des nombres sur la diagonale effectivement obtenue dans l'expérience correspondait à cette distribution (Greville, 1949; Pratt & Birge, 1948; Pratt, 1969; Scott, 1972; Thouless, 1949).

Le besoin d'un jugement à l'aveugle

La façon dont les clients notent la précision des consultations des médiums est très subjective (Hyman, 1977). Par exemple, Wiseman et O'Keeffe (2001) ont noté que la déclaration "les esprits me parlent d'une jeune femme qui est décédée" est ouverte à plusieurs interprétations (le terme "jeune" peut faire référence à la fois à un enfant, à une adolescente voire même à quelqu'un décédé dans son jeune âge il y a longtemps), et le degré avec lequel un client est préparé à penser à ces interprétations alternatives influencera la précision avec laquelle il percevra l'affirmation. Le processus de d'évaluation peut aussi être biaisé par un souvenir sélectif. Par exemple, quand le médium dit : "votre fille était extravertie", cela peut rappeler au client certains événement de sa vie (comme l'époque où sa fille sortait avec des amis), et en oublier d'autres (comme l'époque où elle voulait rester seule), et ainsi cela peut faire croire que la déclaration du voyant est très précise. Le degré avec lequel le client pensera aux autres interprétations possibles des affirmations ambiguës du médium, et s'engagera dans un souvenir sélectif, peut être influencé par plusieurs facteurs, y compris, par exemple, par son besoin de croire en une vie après la mort ou pour faire plaisir au voyant.


Pour aller plus loin :
- Parapsychologie : science ou magie ? James ALCOCK
- Au coeur de l'extra-ordinaire, Henri BROCH
- La parapsychologie en question. Michel ROUZE
- Le paranormal, Henri BROCH
- Y croyez-vous ?, Pascal Forget
- Guide critique de l'extraordinaire. Renaud Mahic

A lire aussi :
- La parapsychologie
- La perception extra-sensorielle
- La machine à croire

Références :
- Alison, L. J., Smith, M. D., & Morgan, K. (2003). Interpreting the accuracy of offender profiles. Psychology, Crime and Law, 9, 185-195.
- Blackmore, S. (1994). Probability misjudgement and belief in the paranormal: Is the theory all wrong? In D. Bierman (Ed.), Proceedings of the 37th Annual Convention of the Parapsychological Association (pp. 72-82).
- Brown, I (2001, March 5). Hearing from dearly departed proves a hit on Sci-Fi Channel. Los Angeles Times.
- Forer, B. R. (1949). The fallacy of personal validation: A classroom demonstration of gullibility. Journal of Abnormal and Social Psychology, 44, 118-123.
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