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Tester les medium : les méthodes et les résultats Tester les medium :
les méthodes et les résultats

(Suite)

Ciara´n O'Keeffe et Richard Wiseman

Les chercheurs, qui testaient les prétendus pouvoirs des mediums, ont tenté d'éliminer ces biais en faisant noter par des sujets la précision des déclarations des voyants, sans leur dire si les déclarations les concernaient ou s'il s'agissait de celles d'autres personnes (Pratt, 1969). Cependant, ces procédures peuvent ne pas éliminer complètement certains des signaux les plus subtils pouvant aider les clients à distinguer les deux types d'affirmations. Imaginez, par exemple, que les clients aient des rendez-vous sur différents jours, et que dans l'une des consultations le médium fasse référence à une actualité mémorable (par ex. "Les esprits sont tristes à cause de cet horrible accident de train aujourd'hui"). Quand on présentera les déclarations médiumniques aux clients, ils pourraient voir si cette affirmation les concerne ou non. Des problèmes identiques peuvent survenir même si les clients ont des rendez-vous à différentes périodes d'une même journée, si les commentaires du médium aident le client à estimer la période de la consultation (à l'heure du repas le médium remarque que "les esprits ont toujours faim à ce moment"), ou si le médium et le client ont vécu ensemble un événement (une coupure de courant, la foudre qui tombe) et que le médium l'évoque (du genre "la foudre rend plus difficiles les contacts avec les esprits").

Pour ce que nous en savons, les tests sur les prétendues capacités des mediums ont échoué à reconnaître, et donc à contrôler, cet artefact potentiel (voir Milton & Wiseman, 1997, pour une discussion concernant comment le même genre de signaux temporels pourrait biaiser les résultats d'un certain type d'expériences de perception extra-sensorielle). Différentes procédures pourraient être employées pour minimiser le problème. Par exemple, les rendez-vous des clients pourraient être pris sur le même jour, et l'heure de leur consultation pourrait être équilibrée dans la journée (chaque séance n'aurait qu'une session à 11h30, une autre à 12h30, etc.).

Le client et/ou le medium peuvent se situer dans des pièces qui les isolent des sources manifestes d'événements externes idiosyncratiques, hors de tout bruit ou de conditions météo inhabituelles. Finalement, les déclarations qui font la consultation peuvent être séparées et ordonnées au hasard avant d'être présentées au client pour évaluation, ce qui minimiserait la possibilité de signaux subtils dans une affirmation, et influencerait le moyen par lequel le client évalue la consultation dans son entier.


Un test expérimental de médiumnité

La section précédente a donné un aperçu des principaux problèmes méthodologiques et statistiques pouvant entraver les tests sur les mediums, et proposé des procédures pouvant être employées pour éliminer ces problèmes potentiels. Certaines de ces procédures ont déjà été utilisées dans des tests précédents sur les voyants, tandis que d'autres (par ex. celles concernant les moyens d'éliminer les signaux temporels pouvant aider les clients à distinguer leur consultation de celle des autres) ne l'ont pas encore été. Les auteurs ont récemment conçu une méthode pour tester la médiumnité qui comprenait toutes les procédures décrites plus haut, et ont donc utilisé cette méthode pour tester plusieurs médiums professionnels. Cette section évoque les méthodes et les résultats de ce test. Le test impliquait cinq voyants professionnels donnant des consultations à cinq clients, sous conditions éliminant toute fuite sensorielle potentielle entre le médium et le client. On demandait ensuite aux clients d'évaluer la précision des déclarations des médiums, sans savoir si les déclarations données étaient les leurs ou celles d'autres clients. Des analyses de permutation étaient utilisées pour estimer si les taux assignés aux séances cibles étaient significativement plus importants que les notations assignées aux autres.

Participants

Les mediums :

Les cinq mediums (3 femmes et 2 hommes, âgés entre 42 et 55 ans) ont été recrutés via une liste de "médiums certifiés" fournie par l'Union Nationale des Spiritualistes (SNU). La SNU a certifié que tous les voyants de sa liste ont subi une procédure de sélection rigoureuse et ont fait l'objet d'évaluations continues. Chaque voyant a initialement été contacté par téléphone, et a reçu une description détaillée du protocole et un formulaire de consentement.

Les clients :

Les cinq clients (tous des hommes, âgés entre 25 et 30 ans) étaient soit des étudiants ou du personnel de l'université. Ils ont été sélectionnés parmi un ensemble d'individus qui a répondu à un email général, circulant dans l'université, demandant des volontaires pour réaliser un test scientifique sur les pouvoirs des voyants. Les clients ont été choisis en utilisant les critères suivants : (a) ils ne se connaissaient pas, (b) ils étaient tous du même sexe, et (c) ils avaient approximativement le même âge. Chaque client a été d'abord contacté par téléphone, puis a reçu une description détaillée du protocole et un formulaire de consentement. Aucun des clients n'a été payé pour son implication dans l'étude.

Les pièces et le matériel :

L'expérience s'est déroulée dans une suite de pièces dans le département de l'Université de Psychologie (fig. 1). Le voyant se situait dans la région du studio, et le client était placé dans la pièce des rendez-vous. Ces pièces étaient isolées acoustiquement les unes des autres, à tel point que le client ne pouvait pas entendre le médium et vice-versa. Les événements extérieurs (la météo, etc.) ne pouvaient pas être entendus dans la pièce des rendez-vous, et les bruits de couloir ne pouvaient pas être perçus dans le studio. Les commentaires des médiums étaient enregistrés par des caméras dirigées à distance par E1 depuis la pièce de contrôle. Le client était équipé d'un système stéréo portable et d'un casque qui lui envoyaient de la musique pendant la session.

La procédure :

L'expérience a été réalisée par deux expérimentateurs, E1 et E2. E1 a d'abord sélectionné et contacté les cinq voyants, tandis que E2 a sélectionné et contacté les cinq clients. E1 est ensuite entré en contact avec les médiums afin de convenir d'un jour pour que chacun puisse venir à l'Université et participer à l'étude (référencé comme le "jour de l'expérience"). E1 a ensuite donné ces cinq dates à E2, qui s'est arrangé pour que les cinq clients se rendent à l'Université à ces dates et heures précises. E2 a pris les rendez-vous des cinq clients dans une tranche horaire allant de 11h00 à 16h30. L'ordre des clients a été équilibré sur les 5 jours (tableau 2).

    Médiums
  M1 M2 M3 M4 M5
11H00-12H00 A E D C B
12H00-13H00 B A E D C
13H30-14H30 C B A E D
14H30-15H30 D C B A E
15H30-16H30 E D C B A

Tableau 2 : ordre des clients chaque jour de l'expérience

Au début de chaque jour de l'expérience, E1 rencontrait le voyant et le ou la conduisait au studio. E1 soulignait la nature et le modèle de l'étude, et s'assurait que le médium était confortablement installé. A 11h00, E1 informait le médium que la première session commençait et quittait le studio pour la pièce de contrôle. On demandait alors au voyant de tenter d'entrer en contact avec un ou plusieurs esprit(s) associé(s) au client, et de relater toute information qu'il considérait comme appropriée. On permettait au voyant de dire tout ce qu'il voulait pendant les 60 minutes qui suivaient. Tous ses commentaires étaient enregistrés sur cassette vidéo et dirigé par E1 depuis la pièce de contrôle. A environ 12h00, E1 entrait dans le studio et informait le voyant que la session était terminée, et que la prochaine session commencerait après une courte pause. Cette procédure a été répétée cinq fois dans la journée.

E2 a rencontré le client à 10h45 et l'a conduit dans la pièce des rendez-vous. On lui donnait un choix de musique et lui demandait d'écouter la musique, via les écouteurs fournis, entre 11h00 et midi. A environ 11h00, E2 quittait la pièce et demeurait à l'extérieur, jusqu'à la fin de la session. A environ midi, E2 entrait de nouveau dans la pièce, mettait fin à la session et remerciait le client pour sa participation. Cette procédure a été répétée cinq fois dans la journée. Dans le cas où un événement imprévu arrivait (un changement d'horaire de la session ou le retard d'un participant), les deux expérimentateurs communiquaient entre eux par le moyen de simples messages codés.

Pendant l'étude, E1 et le medium n'ont reçu aucune information à propos de l'identité des clients, E2 n'a eu aucun contact avec les voyants, et tous les mediums et clients sont restés ignorants de l'identité des autres.

La transcription et la notation des consultations :

Une fois les cinq jours de l'expérience terminés, E1 a transcrit les commentaires des médiums, en retirant tout détail étranger aux transcriptions (par ex. les questions à l'expérimentateur ou les pauses) et a découpé chaque lecture en une série de déclarations (voir appendice A pour un exemple). Les déclarations des voyants ont été envoyées aux clients, auxquels on demandait de noter la précision de chaque déclaration entre 1 (non applicable) et 7 (très applicable). Chaque client a noté indépendamment toutes les déclarations, et un score général pour chaque consultation a été créé en additionnant les notations individuelles assignées à chaque déclaration composant la consultation.

Les résultats

Le tableau 3 contient le nombre de déclarations produites par les voyants pendant chaque consultation. Bien que la durée des séances réalisées par chacun des médiums soit raisonnablement consistante, il y a des variations considérables entre les voyants. Par exemple, les médiums 2 et 5 avaient tendance à produire de longues séances qui contenaient autour de 70 affirmations, tandis que celles des voyants 3 et 4 étaient beaucoup plus courtes.

  Médium 1 Médium 2 Médium 3 Médium 4 Médium 5
Client A 55 92 6 24 80
Client B 62 56 9 19 67
Client C 60 78 11 26 52
Client D 64 82 8 20 61
Client E 58 69 6 28 76
Moyenne 59,8 75,4 8 23,4 67,2

Tableau 3 : nombre de déclarations pour chaque consultation

Le tableau 4 contient les moyennes des notations des clients réparties sur les cinq consultations produites par chaque medium. Ces notations montrent une variabilité étendue mais cohérente avec, par exemple, presque toutes les séances produites par le Médium 5 obtenant des notations élevées, tandis que le Médium 3 a été le plus mal noté.


Médium 1 Médium 2 Médium 3 Médium 4 Médium 5 Moyenne
Client A 3.33 3.72 1.52 3.67 5.24 3.50
Client B 2.88 4.15 2.25 2.58 4.66 3.30
Client C 2.77 3.42 1.55 2.92 5.15 3.16
Client D 2.67 3.75 2.27 3.11 4.10 3.18
Client E 3.43 3.15 1.30 4.46 3.15 3.10
Moyenne 3.01 3.64 1.78 3.35 4.46 3.25

Tableau 4 : Moyenne des notations des clients pour les 5 consultations des médiums

Comme noté au début de cet article, plusieurs chercheurs ont affirmé que le degré avec lequel les clients acceptaient une consultation était déterminé, au moins en partie, par différents stratagèmes psychologiques (comme le nombre et la diversité des sujets mentionnés pendant la consultation, la généralité des déclarations). Les données obtenues dans cette étude confirment cette notion. Par exemple, la consultation A du voyant 5 a reçu la note la plus élevée, et elle contenait un nombre relativement important de déclarations générales associées à différents types de sujets.

Pendant les 80 déclarations de la consultation, le médium a parait-il contacté six esprits différents : une femme qui a eu cinq enfants, un grand-père, un gros chien, Henry VIII, un homme d'Afrique de l'Est et un petit chien. Certaines de ses déclarations, à propos de ces esprits, étaient extrêmement générales. Par exemple, la femme était décrite comme travaillant dans un magasin qui "avait quelque-chose à voir avec les marmites et les casseroles", le grand-père a été vu comme étant grand et perdant ses cheveux, le chien était de taille moyenne et de couleur claire avec des taches, et l'homme de d'Afrique de l'Est impliqué dans la construction.

Sans surprise, plusieurs de ces déclarations très générales ont eu des notes très hautes. Par exemple, les deux déclarations qui ont reçu les notes maximum des cinq clients étaient "Oui, un parent. Est-ce un homme ? Va-t-il me laisser lui serrer la main ? Je peux sentir votre main dans la mienne" et "Que puis-je vous dire ? Êtes-vous le père ? Le grand-père ? Vous êtes le grand-père." A l'inverse, la consultation E du voyant 3 a obtenu les notes les plus basses de toutes les consultations, elle consistait en six déclarations seulement, toutes faisaient référence à un seul esprit, un homme de Lancaster. La plupart de ces déclarations étaient très spécifiques, décrivant, par exemple, comment l'homme avait une grande chevelure noire, une douleur dans son pied gauche, un gros=e orteil droit et mesurait 167 cm de haut. Il semble très probable que les notes les plus basses assignées à cette consultation étaient dues à la nature relativement non ambiguë et inhabituelle de ces déclarations. Comme cela se reflète dans le fait que les déclarations ayant reçu les notes les plus basses possibles étaient très spécifiques, à savoir que l'esprit connecté s'appelait "Bilger".

Pour explorer la précision de chaque medium, la somme des notations des clients, pour chaque consultation produite par un médium, était entrée dans un tableau, et le niveau significatif était calculé via une analyse de permutation reposant sur les 120 arrangements de chaque matrice. Cette analyse implique d'additionner les notations que les clients ont assigné à leurs consultation (c'est-à-dire les séances faites par le médium quand ils étaient présents en tant que client), créer une distribution, à partir des sommes des notations qui pourraient avoir été obtenues, donnait différentes combinaisons de séances pour chaque médium, cela permet de calculer une valeur de p en examinant où la somme des notations des séances personnelles se situent dans cette distribution.

Aucune des analyses n'était significative, et les valeurs de p résultantes étaient les suivantes : Médium 1 : 0.89, Médium 2 : 0.27, Médium 3 : 0.27, Médium 4 : 0.77 et médium 5 : 0.66, tous les médiums combinés : 0.63. Une inspection des données a révélé qu'il n'y avait qu'une seule occasion (Médium 2, séance avec le client B) où le client avait mieux noté sa propre séance que celle des autres. Dans tous les autres cas les notations données par les clients aux séances qui n'étaient pas les leurs étaient plus élevées que les notations données pour leurs propres consultations.


Discussion

Cet article met l'accent sur les problèmes méthodologiques et statistiques majeurs ayant entravé les tests précédents sur les prétendus pouvoirs des voyants, et il décrit les procédures pouvant être utilisées afin de minimiser ces problèmes. Il décrit le moyen par lequel ces procédures ont été exécutées durant les tests des cinq voyants professionnels. Ce test impliquait cinq clients, chacun recevant cinq consultations dont ils devaient noter la précision. Les résultats ont révélé que les notations que les clients ont donné à leurs propres séances n'étaient pas significativement différentes des notations qu'ils ont donné aux consultations des autres clients, et donc que ceci ne prouvait en aucune façon l'existence d'une capacité paranormale de médiumnité.

Ces résultats peuvent être interprétés de différentes façons. Il est possible que de véritables capacités médiumniques n'existent pas, et que la précision apparente des séances de voyance soit entièrement due aux types de stratagèmes psychologiques évoqués dans la première section de cet article. Cette interprétation est en phase avec la plupart de la littérature sceptique sur les prétendus pouvoirs visionnaires des voyants (voir Gardner, 1992; Hyman, 1977), avec les travaux précédents qui n'avaient pas réussi à trouver de preuves de telles capacités sous conditions contrôlées (voir Schouten, 1994, pour une revue de ces travaux) et ceux déclarants que les études qui avaient obtenu des résultats positifs étaient méthodologiquement imparfaits (Hyman, 2002, 2003).

Cette interprétation est aussi compatible avec le fait que la présence de certaines de ces stratégies (comme une pléthore d'affirmations, la généralité des déclarations) apparaissent être associées avec les notations des clients aux consultations de cette étude. Si cette interprétation est correcte, alors la direction la plus productive pour des travaux futurs dans ce domaine, sera d'examiner ces stratagèmes plus en détail, en regardant, par exemple, le type de personnes qui a tendance à approuver les consultations des voyants, et les formes rhétoriques que les prétendus médiums utilisent pour convaincre les clients qu'ils reçoivent des messages de leur amis ou famille décédés (Wooffit, 1992, 2001). D'autre part, il est possible que de véritables capacités médiumniques existent, mais que cette étude n'ait pas pu le prouver parce que les médiums impliqués dans l'expérience ne possédaient pas ces capacités, ou parce que le fonctionnement de l'étude en soi n'a pas permis d'obtenir de telles capacités. Ces hypothèses ne pourront être évaluées qu'en faisant varier ces facteurs dans des travaux futurs.

Au niveau méthodologique, l'étude a éliminé les différents types de biais pouvant freiner la recherche dans ce domaine. Tandis que certaines de ces procédures ont été utilisées dans plusieurs tests précédents de médiumnité (telles que les garde-fous contre les fuites sensorielles entre médiums et clients, l'utilisation de la technique Pratt-Birge), d'autres n'avaient pas été utilisées dans ce contexte auparavant (comme les garde-fous contre les signaux temporels). La méthodologie résultante était à la fois pratique et simple, et nous espérons que d'autres chercheurs auront recours à cette méthode pour étudier d'autres individus déclarant détenir des capacités paranormales du même genre, et que ces travaux aideront à départager les interprétations en compétition soulignées plus haut.

Finalement, comme nous l'avons noté dans l'introduction, certains individus travaillant dans des contextes cliniques et médico-légaux font des déclarations analogues à ceux faits par les médiums (comme être en mesure d'établir des informations très précises à propos d'une personne, ou d'une situation, sur la base de données très limitées), et les tests de telles déclarations pourraient bénéficier des procédures méthodologiques décrites dans cet article. Par exemple, l'efficacité des tests psychanalytiques projectifs pourrait être évaluée en demandant aux cliniciens de produire des descriptions de cinq personnes seulement sur la base de leurs réponses à un test projectif, puis faire noter par ces cinq personnes la précision des descriptions sans savoir si celles-ci les concernent ou non, et enfin utiliser l'analyse décrite dans cet article pour évaluer la précision des cliniciens.

Le même type de tests pourrait aussi être utilisé pour évaluer les individus qui affirment être capables de produire des descriptions précises des criminels (par exemple la probabilité d'une récidive, s'ils sont socialement isolés, leurs intérêts et passe-temps probables, etc.) sur la base d'informations très limitées à propos de leur comportement criminel. Ceci pourrait supposer de présenter à des profilers cinq crimes qui ont déjà été résolus, et de leur demander de produire un profil des criminels supposés avoir commis ces crimes. On donnerait alors à des officiers de police les profils établis, avec l'information à propos des criminels qui ont commis les crimes, en leur demandant de noter le degré de correspondance entre les profils et chacun des vrais criminels. Une fois encore, les analyses décrites dans cet article peuvent être utilisées pour évaluer la précision des profilers impliqués dans l'étude.

La littérature évoquant ces problèmes potentiels pouvant entraver la recherche sur les prétendus pouvoirs des voyants, et les procédures pouvant être utilisées pour les rectifier, a largement été distribuée dans de nombreuses publications de parapsychologie. Nous espérons que les problèmes et procédures conceptuels présentés dans cet article, avec l'exemple de leur utilisation pratique, aidera les psychologues travaillant sur ces sujets. La présente étude n'a trouvé aucune preuve que les voyants professionnels impliqués dans l'étude étaient, sous conditions contrôlées, capables de faire la démonstration de capacités et pouvoirs paranormaux ou de médiumnité. Cependant, les auteurs ont développé un moyen pratique, simple et méthodologique pour tester de telles prétentions, en espérant que cette approche sera utilisée par les chercheurs pour tester d'autres individus affirmant détenir des pouvoirs de voyance, médiumnité ou psi, ainsi que les affirmations similaires faites dans des contextes cliniques ou médico-légaux.

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Pour aller plus loin :
- Parapsychologie : science ou magie ? James ALCOCK
- Au coeur de l'extra-ordinaire, Henri BROCH
- La parapsychologie en question. Michel ROUZE
- Le paranormal, Henri BROCH
- Y croyez-vous ?, Pascal Forget
- Guide critique de l'extraordinaire. Renaud Mahic

A lire aussi :
- La parapsychologie
- La perception extra-sensorielle
- La machine à croire

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