Menteurs, guignols et autres imposteurs


Les tests d'embauche, entre les pratiques de la science et celles de la magie Les tests d'embauche,
entre les pratiques de la science et celles de la magie

par Jean Paulhac

L'Assemblée nationale, à une large majorité, a adopté le projet le loi qui rappelle tous ceux qui ont pour tâche de recruter des "personnels" pour les entreprises au respect de la personne. Cela implique qu'ils veillent à la qualité de leurs instruments, les tests, et à leur bon usage.
Il faut dire que, s'il existe une solide technologie des tests médicaux qui permet à différents laboratoires de donner, pour une même prise de sang, des résultats sinon identiques du moins très proches, rien de tel ne se rencontre dans le processus d'embauche où les pratiques sont aussi douteuses que les tests utilisés.

L'absence de décrets à la loi votée en 1985, qui organise la profession de psychologues (à bac + 5), permet d'engager encore des gens sans qualification, utilisant des tests dont ils ignorent la nature et le degré de fiabilité : chacun peut faire n'importe quoi.

Mais notre propos est ailleurs : qu'ils soient utilisés ou non de façon "respectueuse", que valent donc ces tests d'embauche ? Peut-on parler, comme en science, de "tests durs" et de "tests mous" ?

Et d'abord, qu'est-ce qu'un test ?

Les tests d'embauche, entre les pratiques de la science et celles de la magie C'est un raccourci sur la voie de la connaissance, avec tous les risques que cela comporte, dont le premier est de s'égarer. C'est prendre la partie pour le tout. C'est extrapoler, supposer que la partie connue d'une courbe préfigure celle qui n'est pas encore tracée. Demain, il fera jour.
Les centaines de tests psychologiques existants sont à regrouper en deux familles bien distinctes : les tests psychotechniques ou d'efficience, comme ceux qui mesurent la mémoire ou l'"intelligence", aboutissant à des scores chiffrés, et les tests dits "de personnalité", comme celui des "taches d'encre", qui, pour la plupart, ne sont que des épreuves donnant lieu à des évaluations non quantifiables, sauf quand le prurit mathématique démange leurs auteurs : les chiffres rassurent. Etre scientifique, en sciences humaines, c'est évaluer les tremblements de l'affectivité sur une échelle semblable à celle de Richter.

Les tests psychotechniques sont "durs" parce qu'ils partent d'observations et de mesures effectuées sur le terrain et qui, après traitement statistique, se métamorphosent en instruments de mesure. Un exemple : on donne à des centaines de sujets une liste de vingt mots à mémoriser. Le plus mauvais score est de six mots, quelques-uns atteignent le maximum, vingt mots, tandis que la moyenne se situe entre onze et douze mots. Si l'on vous demande de vous soumettre à l'épreuve et que vous restituez seize mots, on peut vous féliciter sans complaisance : vous avez "incontestablement" franchi la barre du premier écart-type, bravo ! Cependant, si vous ne réussissez à évoquer que huit mots, vous pourrez toujours dire que l'épreuve ne vous intéressait pas. Vous n'aurez pas tort, car la motivation, qui est un facteur important, n'est pas prise en compte dans le test, pas plus que la volonté, autre facteur de réussite. Enfin, vous ignorez peut-être qu'il fallait regrouper les mots par famille, signification ou consonance, bref "structurer". On voit que ce test de mémoire, qui prend un bon départ, tout à fait "scientifique", se trouve tout de suite truffé d'artefacts et de variables incontrôlées comme un beau cèpe secrètement rongé par les vers.
On comprend que le professeur Lyon-Caen, dont le rapport a servi à l'élaboration de la loi Aubry, ait montré quelque méfiance envers ces tests psychotechniques d'origine pourtant scientifique. Aussi conseille-t-il de s'en tenir à des "mises en situation" , à des "essais sur le tas".

Par exemple, pour recruter une secrétaire sténodactylo, le test le plus simple, le moins contestable est de dicter à toutes les candidates un texte et de leur demander de le taper ensuite à la machine. Incontestable ce test ? L'expérience montre que telle candidate, dont le CV "véridique" affirme qu'elle est excellente au quotidien, panique en situation d'examen, qui ravive des souvenirs scolaires douloureux. Telle autre, un peu négligente, peut se surpasser comme font les vrais champions en compétition. Le professeur Lyon-Caen, guidé par l'honorable souci de préserver la vie privée des candidats, se trouverait ici bien embarrassé : contraint, par discrétion, d'ignorer les deux traits de personnalité évoqués, il s'en tiendrait donc au verdict de l'épreuve brute, éliminerait la perle qui se trouble et choisirait la championne indolente...

Les tests d'embauche, entre les pratiques de la science et celles de la magie Voilà bien pourquoi les DRH (directeurs des ressources humaines) et tous les recruteurs de cabinet ou d'entreprise ne peuvent se contenter des CV, des certificats de diplômes et de l'expérience professionnelle : ces "responsables" proclament la nécessité de connaître la personnalité des candidats.

Aussi font-ils appel pour cela aux tests de personnalité "classiques" - ceux que l'on enseigne dans nos universités - mais encore à la graphologie "dont le degré de fiabilité - selon le rapporteur - est proche de zéro". Ils vont même jusqu'à accepter des pratiques qui paraissent abominables à tout scientifique : la chiromancie, l'astrologie, la morphopsychologie...

Si les tests psychotechniques répondent tant bien que mal à des questions simples telles que: "Qu'êtes-vous capable de faire, de percevoir, etc.?", les tests de personnalité sont beaucoup plus ambitieux et incertains, car ils vous posent cette question qui, depuis Epictète, Montaigne et Pascal ne cesse d'inspirer les dissertations philosophiques : "Qui êtes-vous ?" Prenons un exemple, tiré des tests de personnalité par questionnaire, qui gardent une allure scientifique. On vous pose cette question : "Etes-vous sociable?". Vous devez répondre par oui ou par non, à la rigueur par un point d'interrogation, mais ce refuge à la moyenne est mal vu en psychologie. Telle est la règle du jeu, et l'on vous attribuera un point ou deux ou bien zéro. Cette quantification permet un traitement statistique qui lui vaudrait l'indulgence du rapporteur. Indulgence superflue parce que bien des sujets protesteraient - s'ils osaient - devant le caractère manichéen et réductionniste de la question.
"Sociable ? Oui, mais pas toujours, ni en toutes circonstances. J'ai quelques amis intimes mais je déteste la foule et j'aime bien parfois me retrouver seul."

A une question fermée de type QCM vous donnez une réponse ouverte, nuancée mais "intraitable". Les tests par questionnaire sont très fiables quand on y répond sincèrement, dans le cabinet du psychologue clinicien que l'on vient consulter. Mais que cet homme dévoué à votre sort se trouve commis par un patron pour vous embaucher, le voilà qui change de casquette et devient, sinon votre ennemi, du moins votre inquisiteur. Alors, vous vous garderez de lui répondre naïvement, et de lui faire part de vos états d'âme, de vos angoisses. Vous voilà soudain devenu carrément sociable, vous dites que vous aimez le tumulte mondain des cocktails et que vous détesteriez être gardien de phare, alors qu'après une journée de sourires et de grimaces professionnels, il vous arrive de rêver du silence de la mer.

Mais ces tests par questionnaire, qui partent de bonnes intentions scientifiques, sont beaucoup moins utilisés dans l'embauche que la graphologie, qu'ignore l'université et condamne sans appel M. Lyon-Caen. On peut le constater en dépouillant les offres d'emploi des journaux: 70 % stipulent "Exp CV + lettre man. + photo". La photo nous le verrons, ne sert pas forcément à une analyse morphopsychologique, mais la lettre manuscrite atterrit immanquablement sur la table d'un graphologue.
La graphologie est-elle un test "dur" ou "mou" ?
Incontestablement, la lettre manuscrite est d'abord un myogramme, un tracé dû à des contractions musculaires, telles qu'on les étudie en neurologie. C'est un enregistrement, un tracé personnalisé, et généralement constant dans sa structure depuis l'adolescence jusqu'à la vieillesse.



Crépieux-jamin, le pape encore tout puissant de la graphologie française, a suivi la leçon de Linné et procédé selon la première démarche de toute science : par une classification. Il a donc constaté qu'on pouvait classer les écritures selon les critères de taille, d'inclinaison, à gauche ou à droite (sinistrogyres ou dextrogyres), ou bien encore d'espacement, de pression, de rapports entre majuscules et minuscules, hampes et jambages. Tout ceci est objectif, mesurable, mais Crépieux-jamin passe sans s'en apercevoir du quantitatif au qualitatif, de l'objectif au subjectif, lorsqu'il utilise les critères de "légèreté", d'"harmonie", de "spiritualité" ou de "vulgarité". c'est la classe bourgeoise du XIX° siècle qui devient étalon. Or, ces critères subjectifs sont majoritaires dans son système. En outre, il s'agit d'interpréter ces faits, ces tracés graphologiques. A quel trait de caractère correspond la fameuse "barre du t". Est-elle signe de volonté ?

Les tests d'embauche, entre les pratiques de la science et celles de la magie L'abbé Michon, prophète du pape Crépieux-jamin, avait décrété : les écritures grandes appartiennent aux grandes âmes (Louis XIV) tandis que les petites écritures sont la marque des âmes mesquines comme celle de M. Thiers. Moins simpliste, Crépieux-jamin combine les signes - les valeurs ou correspondances qu'il attribue aux tracés - et ne reste pas au stade des éléments. Il n'en demeure pas moins vrai qu'il voit un signe d'introversion dans une écriture penchée à gauche (sinistrogyre) et un signe d'extraversion dans l'écriture qui penche vers la droite (dextrogyre). Or ces affirmations ne résistent pas à l'expérimentation.
Utilisant les écritures de cent cinquante étudiants dont nous avions évalué, grâce à des questionnaires croisés, le degré d'expansivité ou de réserve, nous avons trouvé des degrés de corrélation quasi nuls (inférieurs, après le zéro, à la première décimale !) entre la forme l'inclinaison de leur écriture - et la signification que leur attribuait Crépieux-jamin. Donc, exit le code, le signe graphologique"univoque".
Obéissant alors au démon d'une curiosité perverse, nous avons voulu voir ce que donnerait non pas le hasard, mais une évaluation intuitive "pifométrique". Les résultats furent déroutants, inconvenants ! Car, avec les mêmes précautions expérimentales, nous avons obtenu des corrélations nettement positives, assorties de toutes les garanties probabilistes admises en sciences humaines.

Nous nous retrouvions dans une situation pénible, le cortex partagé entre deux concepts contradictoires. Nous en tirons cette conviction : la graphologie n'est pas la science mais un art qui peut être efficace ou non, selon que l'opérateur est ou n'est pas doué d'un don, d'une intuition, d'un "feeling" congénital. On naît graphologue, on ne le devient pas.

Les tests projectifs, qui sont considérés par les recruteurs comme moins fiables que la graphologie, doivent leur "mollesse" à leur nature même, délibérément floue, ambiguë. En effet, le matériel : taches d'encre, visages humains, etc., doit être le moins expressif possible. Au sujet d'apporter une signification qui le concerne : c'est l'auberge espagnole de l'imagination.
Par exemple, la tache d'encre du Rorschach dite "le papillon" est la moins bonne de la série parce que tout le monde y voit un papillon. Autre exemple emprunté à un test projectif bien connu, le TAT (Thematic Apperception Test de Murray - USA 1935). On vous présente un dessin au lavis, assez réaliste, représentant un petit garçon assis derrière une table où repose un violon. Ses yeux sont baissés : il contemple l'instrument d'un air absent, peut-être dort-il, disent certains. On vous demande quels sont ses sentiments. Ses sentiments ? En fait, la malignité psychanalytique qui inspire tous ces tests vous tend un piège : ce sont vos sentiments que vous allez exprimer sans le savoir en vous identifiant à l'enfant. Si vous dites qu'il s'ennuie et qu'il redoute la prochaine leçon de musique, non seulement vous révélez vos sentiments de répulsion devant l'apprentissage de la musique mais, par extrapolation, devant tout effort imposé. Malheur au candidat naïf qui donnerait cette interprétation.

Un dispositif expérimental analogue à celui que nous avons utilisé pour valider ou invalider la graphologie nous a permis de constater que les identifications sont minoritaires (10 à 15 % des cas) tandis que les sujets, dans 50 à 60 % des cas, réagissent par des "inversions perceptives" qu'expliquent la gestaltthéorie et la relativité d'Einstein. Dans 15 à 30% des cas les résultats démentent les identifications mais n'aboutissent pas à des inversions franches.
Un coup d'oeil sur le "test de l'arbre" pour dénoncer sa malformation congénitale. On demande au sujet, au candidat, de dessiner un arbre qui doit le révéler. Or, on oublie ce fait : presque tous les enfants dessinent avec entrain jusqu'à dix ans mais cessent presque tous de le faire à la puberté. Pourquoi? On n'en sait rien. Mais quel arbre va donc dessiner l'adulte ? Non pas spontanément mais contraint et forcé. Ce qu'il va dessiner "maladroit et honteux", c'est un arbre enfantin, puisé dans le grenier de son enfance, un arbre archéologique.

Ainsi en est-il du village que l'on construit avec des maquettes sur une table. Comme au test de l'arbre, et selon la disposition que vous donnerez au village, vous allez révéler la structure de votre personnalité supposée. Ainsi, un village bâti en rond autour d'une église révèle votre attachement aux valeurs du passé, votre crainte de l'avenir, votre besoin de protection. On constate que les sujets américains disposent en général les maisons de part et d'autre d'une route sans fin ni commencement. On décrète alors : les Américains sont d'esprit ouvert car il y a continuité de la gauche vers la droite, du passé vers l'avenir.
Cette interprétation axiomatique ne résiste pas à un simple voyage en avion de Strasbourg à Los Angeles : nos villages sont bâtis en rond selon une stratégie défensive médiévale, tandis que les villages américains s'étendent le long des routes du siècle dernier qui fut celui de la conquête de l'Ouest. Le sujet américain ou français ne reproduit donc pas un village selon son coeur, mais selon son intellect, un village qu'il connaît, qui existe.
La plupart de ces tests projectifs ignorent les facteurs socioculturels. Les "productions" auxquelles ils donnent lieu sont bourrées de clichés, de stéréotypes, exsudés par les BD, la TV, les journaux.

Les épreuves ou tests suivants nous font quitter le pays tout de même raisonnable des tests projectifs lorsqu'ils sont maniés par des professionnels avertis, pour la contrée des fées, des sorciers, des devins et des charlatans, que Dieu seul peut discerner.

Nous avons noté qu'une photo est souvent demandée au candidat qui répond à une offre d'emploi. C'est parfois pour "voir s'il a la tête de l'emploi". jugement intuitif qui vaut sans doute mieux que l'analyse "morphopsychologique" qui est parfois demandée par l'employeur qu'impressionne l'aspect scientifique du terme. Or, il s'agit des débris de la théorie de Gall du siècle dernier. Gall avait postulé qu'il existait des corrélations entre la forme du crâne et les "facultés" mentales. Il a donné des armes idéologiques à Gobineau et Hitler, et suscité des portraits littéraires chez Balzac. Il demeure des "restes funéraires" de la théorie de Gall dans le langage courant lorsqu'il évoque la "bosse des maths".
L'analyse morphopsychologique du visage est tout de même séduisante au point de vue symbolique : le front n'est-il pas le siège de la pensée; l'étage moyen celui du nez, des oreilles est bien celui des sens et enfin la bouche et le menton ne sont-ils pas naturellement l'étage inférieur, celui des appétits matériels, des instincts et tendances "bestiaux", bref, le siège du "ça" psychanalytique ?

Or, regardez bien les portraits des escrocs dans les journaux : ils ont tous de bonnes têtes. Ce sont tous de "bons gros". Comment pourraient-ils tromper le monde s'ils avaient des "profils inquiétants, des nez en forme de lame de couteau, des sourcils broussailleux, des lèvres sinueuses" ? Vous trouverez ces clichés dans Balzac qui aurait dû écouter La Fontaine nous disant: "Garde-toi, tant que tu vivras, de juger les gens sur la mine."

Les tests d'embauche, entre les pratiques de la science et celles de la magie L'astrologie inspire une certaine crainte et même du respect : elle est si vieille, la vieille dame ! Tant de grands esprits, tels Kepler, l'ont courtisée ! Mais voilà : si l'astronomie est incontestablement née de l'astrologie, elle n'est devenue science qu'en "tuant la mère", pour reprendre un terme psychanalytique. Certes on sait que les médicaments montrent des variations d'action selon les rythmes nycthéméraux qui dépendent du Soleil. La Lune a des influences physiques incontestables, elle est la cause première des marées. Mais l'influence maléfique de Saturne, dieu cruel qui dévore ses enfants, ne procède-t-elle pas de la mythologie, qui dit bien son nom : science des mythes ? Et que dire de Neptune, inconnu au bataillon des astrologues jusqu'à Le Verrier, et que dire du pauvre petit Pluton, qu'il leur a bien fallu intégrer en 1930 ? La Fontaine, encore lui, s'interrogeait à propos des destinées opposées du fils du roi et du fils du laboureur, tous deux nés sous la même étoile.

Ignorons la chiromancie et ses lignes de la main, la boule de cristal de Mme Irma, et terminons cette promenade désabusée par la numérologie, qui inquiète comme l'astrologie, parce que nous avons tendance à révérer les nombres. La numérologie tire à soi la couverture mathématique pour dissimuler ses méfaits. Là encore la puissance des symboles est redoutable. "Un", nous dit la numérologie, c'est l'Unité. (Que répondre à cela ?) "Deux", c'est le dialogue. (Eh! pourquoi pas ?) "Trois", c'est la trinité. (Évident!) C'est la naissance de la relation sociale. (judicieux !) Et "Sept", n'est-ce pas le signe biblique sacré, celui qui correspond à la création du monde ? Un exemple : multipliez par un milliard, chiffre rond, sans décimales, la hauteur de la grande Pyramide d'Égypte (148 m), vous obtenez à 0,5 % près la distance de la Terre au Soleil. Troublant ? Un journaliste de Sciences et Vie, manipulant les chiffres, retrouva les grandes constantes de l'univers. Il était parti des dimensions du kiosque à journaux au bas de son immeuble.

Au japon, pays qui nous paraissait raisonnable, on utilise parait-il les groupes sanguins pour sélectionner les candidats. Les hématologues risquent la syncope en apprenant cette utilisation sauvage de leur science.

Et pourtant ils tournent, les tests d'embauche ! Comment est-il possible d'utiliser ces instruments incertains ? D'abord en rabattant leur caquet, leur prétention à couvrir le champ de la personnalité. Chacun d'entre eux a un spectre d'action limité et des seuils qu'ils devraient reconnaître. Mais cette distinction rend l'"intervalidation" difficile. Quand on nous dit que la graphologie ne résiste pas à la confrontation avec le test d'Eysenck, je dis : "Que vient faire Eysenck dans cette galère ?"

Autre solution, pour améliorer leur utilisation : il est connu que lorsqu'on double les circuits d'un système de sécurité, on ne fait pas que doubler la fiabilité, mais on la multiplie. De même, l'utilisation en batterie ou en parallèle des tests psychologiques permet d'atteindre avec la vérification ultime de l'entretien - à une fiabilité acceptable. Voilà qui permet, in extremis, de redonner le goût à notre potage qu'on pourrait nous reprocher d'avoir quelque peu maltraité.


A lire :
- Déjouez les tests d'embauche, Jean Paulhac
- La Pensée scientifique et les parasciences, Collectif
- Pour en finir avec la pata-psychologie - R. BRUYER, S. KALISZ. Editions Luc Pire.
- Les méthodes d'évaluation en ressources humaines. La fin des marchands de certitudes. Christian Balicco
- What's Wrong with the Rorschach ? Science Confronts the Controversial Inkblot Test. (Qu'est-ce qui ne va pas avec le Rorschach ? La science face au très controversé test des taches d'encre) - James Wood, M. Teresa Nezworski, Scott Lilienfeld, Howard Garb.

A visiter :
- La graphologie
- La graphologie (étude)
- La numérologie