Menteurs, guignols et autres imposteurs

Vaccins et autisme :<br> mythes et incompréhensions Vaccins et autisme : mythes et incompréhensions
Le mouvement anti-vaccination

Steven Novella

Malgré un consensus scientifique fort confirmant que les vaccins sont sûrs et que ni ces derniers, ni le mercure ne sont la cause de l'autisme, une minorité bruyante déclare le contraire, menaçant l'efficacité des programmes de santé publique.

Michelle Cedillo est autiste, ses parents croient que c'est la conséquence de ses vaccinations infantiles. En juin 2007, ils ont eu l'opportunité, avec huit autres familles, de porter l'affaire devant l'Autism Omnibus, une cour américaine fédérale présidée par trois "experts spéciaux" spécialement embauchés pour ces cas précis. Ces neuf cas sont les premiers cas testés qui feront foi pour les 4800 autres réclamations de compensations financières de ces huit dernières années, sur la base de préjudices supposés dont les vaccinations infantiles seraient la cause.

La vaccination est un des programmes de santé publique les plus couronnés de succès, ayant permis de réduire, et dans certains cas même d'éradiquer, certaines maladies infectieuses graves. Le soutien du public pour les programmes de vaccination reste fort, tout spécialement aux USA où les taux de vaccination sont habituellement proches de 95% (CDC 2004). Pourtant, malgré une longue histoire de sécurité et d'efficacité, les vaccins ont toujours leurs critiques : certains parents, et une faible frange de médecins, se posent la question de savoir si cela vaut la peine de vacciner les enfants face à ce qu'ils perçoivent comme un risque. Ces dernières années, le mouvement anti-vaccination, reposant largement sur la peur et la pseudoscience, est devenu plus bruyant et même hostile (Hughes 2007).

Bien entendu, les vaccins ne sont pas complètement sans risques (aucune intervention médicale ne l'est), bien que les bénéfices dépassent largement les risques. Parce que les vaccins sont quelques-peu obligatoires aux États-Unis, bien que les refuser soit incroyablement facile, un Programme d'Indemnisation National des Victimes de Vaccins a été mis en place afin de rationaliser le processus d'indemnisation pour ceux qui ont subit un préjudice à cause des vaccins (USDOJ 2007). C'est ce programme que Cedillo et 4800 autres familles ont actionné pour être dédommagés.

Ces dernières années, le mouvement anti-vaccination, qui comprend ceux qui blâment le vaccin ROR (Rubéole-Oreillons-Rougeole) comme étant la cause de l'autisme, s'est associé à ceux déclarants que la toxicité du mercure est la cause des nombreuses maladies affectant l'être humain. Les deux groupes se sont réunis sur le sujet du thimésoral, un conservateur à base de mercure de certains vaccins. Ils croient que c'est l'utilisation du thimésoral dans les vaccins infantiles qui a conduit à l'apparente épidémie d'autisme ayant débuté dans les années 1990.

L'autisme est une maladie neurologique complexe qui se manifeste dans les premières années de la vie et qui implique d'abord une déficience des capacités et du comportement sociaux. Dans les années 1990, le nombre de diagnostics autistiques a considérablement augmenté, de 1 à 3 cas pour 10.000 on est passé à 15 pour 10.000, bien que le chiffre réel soit probablement entre 30 et 60 pour 10.000 (Rutter 2005). Pendant cette même période, le nombre de vaccins donnés pendant la scolarité a lui aussi augmenté. C'est ce qui a conduit certaines personnes à supposer, ou plutôt à spéculer sur une possible relation de causalité à partir d'une simple corrélation, comme quoi les vaccins, ou quelque-chose à l'intérieur des vaccins, serait la cause de cette "épidémie" d'autisme.

Nous pouvons maintenant dire, à partir de plusieurs éléments de preuves indépendants, que les vaccins ne causent pas l'autisme. D'abord cette "épidémie" d'autisme ne représente pas une véritable augmentation de la maladie, mais est bien plutôt un artefact dû à l'augmentation des diagnostics (entrant dorénavant dans le champ de ce qu'on définit par "autisme") et à une surveillance plus importante (Taylor 2006).

En 1998, le chercheur Andrew Wakefield, et certains de ses collègues, ont publié une étude dans le prestigieux journal médical anglais Lancet montrant une relation entre le vaccin ROR et l'autisme (Wakefield 1998). La théorie de Wakefield était que le ROR, qui contient un virus vivant, pouvait causer, chez les enfants sensibles, une rubéole chronique. Ce qui causerait ensuite des problèmes gastro-intestinaux, avec ce qu'il appelle un syndrome de "l'intestin qui fuit", qui permettrait ensuite à certaines toxines ou produits chimiques, comme ceux présents dans le pain ou la viande et qui sont normalement décomposés par l'intestin, d'entrer dans le sang où ils pourraient accéder et endommager le cerveau en cours de développement.

Bien que l'étude soit petite et la preuve considérée comme préliminaire, cet article fit l'effet d'un coup de tonnerre. Le résultat final de la couverture médiatique de cette étude (encore de nos jours) fut une méfiance du ROR en Grande-Bretagne, et donc un reflux de la prévention de la maladie (Friederichs 2006).

Suite à l'article original du Lancet, plusieurs études ont été réalisées pour tester la corrélation entre le vaccin ROR et l'autisme. Quand les études suivantes commencèrent à être publiées, il devint très clair qu'il n'existait aucun lien entre le ROR et l'autisme. Par exemple, une étude du British Medical Journal trouva que les taux de l'autisme continuaient à croître dans des régions où les taux de vaccination ROR n'augmentaient pas (Taylor 1999). Une autre étude ne trouva aucune association entre le ROR et l'autisme ou les désordres gastro-intestinaux (Taylor 2002). D'autres ne montrèrent aucune différence dans les taux de diagnostic de l'autisme que ce soit avant ou après que la vaccination ROR ait été administrée (Honda 2005), ou entre les enfants vaccinés et non vaccinés (Madsen 2002). Plus récemment, une étude à trouvé qu'il n'y avait aucune réduction des taux d'autisme après le retrait de la vaccination ROR au Japon (Honda 2005).

En 2001, l' Institute of Medicine (IOM) a passé en revue toutes les données relatives à l'association ROR/autisme disponibles, et a conclu qu'il n'y avait pas d'association et referma le dossier (IOM 2001), conclusion confirmée par des études plus tard, telle que celle de Honda au Japon cité plus tôt.

Si Wakefield avait tout simplement fait une erreur dans ses découvertes préliminaires, il serait innocent des fâcheuses conséquences qui en découlaient, les scientifiques ne sont pas fautifs si leurs découvertes premières ne sont pas ensuite confirmées. Cependant, en mai 2004, dix des co-auteurs du papier original de Wakefield retirèrent leur soutien dans ses conclusions. Les éditeurs du Lancet annoncèrent donc qu'ils retirèrent aussi leur aval à l'article et citèrent comme raison un conflit potentiel d'intérêt non divulgué pour Wakefield, plus précisément, qu'à l'époque de la publication il dirigeait une recherche pour un groupe de parents d'enfants autistes voulant faire un procès en dommages et intérêts contre les producteurs de vaccins ROR (Lancet 2004).

Pire encore. Le journaliste Brian Deer a même annoncé avoir trouvé plus d'éléments dans le désir apparent de nuisance de Wakefield. Celui-ci avait déposé des brevets pour un substitut au vaccin ROR et pour des traitements pour son supposé désordre de l'intestin induit par les vaccins (Deer 2007). Ainsi, non seulement était-il payé par des avocats pour instiller le doute sur le vaccin ROR, mais il était aussi personnellement et financièrement impliqué dans les résultats de ses recherches.

Les partisans de l'hypothèse "mercure" répondirent que l'ethylmercure trouvé dans le thimésoral avait été donné en doses dépassant les limites de l'Agence de Protection Environnementale. Cette quantité de mercure devrait être ajoutée aux quantités venant des vaccins prénataux donnés aux mamans, ainsi qu'aux autres sources de mercure de l'environnement, comme les fruits de mer et les poissons. En outre, les enfants prématurés et trop petits reçoivent une plus forte dose que les enfants plus gros. Certains enfants, affirmaient-ils, pourraient avoir une incapacité spécifique à métaboliser ce mercure, et peut-être sont-ce les mêmes qui deviennent ensuite autistes.

La peur du thimésoral et de l'autisme fut puissamment relancée par le journaliste David Kirby dans son livre Evidence of Harm (Les preuves du mal) (Kirby 2005). Kirby nous ressort le cliché de la famille courageuse cherchant de l'aide pour leurs enfants malades, faisant face à un establishment médical sourd et aveugle, et un gouvernement fédéral pourri par la corruption et les dollars. Kirby se fait l'écho des déclarations selon lesquelles le calendrier vaccinal scolaire dans les années 1990 aurait conduit à une augmentation des doses cumulées de thimésoral, causant l'envolée des diagnostics d'autisme.

A la fin, Evidence of Harm est un exemple de terrible reportage qui déforme grossièrement la science et les institutions. Aussi erronées que la position de Kirby en 2005, durant les deux dernières années, les preuves se sont accumulées montrant que le thimésoral ne causait pas l'autisme. Au lieu d'accorder ses déclarations aux nouveaux éléments de preuve, Kirby tenait bon face à ses déclarations qui en firent un héros aux côtés de Wakefield dans la relation mercure-autisme.

Il existe maintenant un certain nombre d'études épidémiologiques et écologiques qui ont toutes démontré qu'il n'y avait aucune corrélation entre le thimésoral et l'autisme (Parker 2004 & Doja 2006). J'ai déjà mentionné que le consensus tenait pour vrai qu'il n'y avait pas de véritable épidémie d'autisme, mais seulement un artefact dû à des diagnostics meilleurs et plus nombreux. S'il n'y a pas d'épidémie, il n'y a aucune raison de chercher une corrélation entre le thimésoral et l'autisme. Ceci a été rappelé par l'Institut de Médecine, qui a aussi passé en revue toutes les preuves disponibles (à la fois épidémiologiques et toxicologiques) et a conclu que les preuves ne soutenaient pas la conclusion que le thimésoral causait l'autisme (IOM 2004).

D'autres études sont plus spécialement gênantes pour l'hypothèse thimésoral, celles démontrant clairement qu'une détection précoce de l'autisme est possible bien avant que le diagnostic soit officiellement fait. Une partie de la croyance, que les vaccins pourraient causer l'autisme, est entretenue par des observations anecdotiques de plusieurs parents dont les enfants étaient "normaux" jusqu'à ce qu'ils soient vaccinés, l'autisme est typiquement diagnostiqué vers 2 ou 3 ans. Cependant, des observations plus prudentes indiquent que des signes d'autisme sont déjà présents plus tôt, même avant 20 mois, avant toute exposition au thimésoral (Mitchell 2006). En fait, l'expert de l'autisme Eric Fombonne avait témoigné, lors des auditions d'Omnibus, que Michelle Cedillo avait très tôt montré des signes d'autisme clairement visibles sur des vidéos familiales prises avant même d'avoir reçu le vaccin ROR (USCFC 2007).

Pendant ce temps, les preuves s'accumulaient prouvant que l'autisme était d'ordre génétique (Szatmari 2007). Ceci en soi n'empêche pas qu'un facteur environnemental soit impliqué, mais cela signifie que la recherche sur l'autisme est fructueuse.

Les alarmistes du mercure, face à ces preuves négatives, ont cherché à rationaliser. Certains ont répondu que le thimésoral dans les vaccins prénataux pourrait être à blâmer, mais des preuves récentes ont montré une corrélation négative ici aussi (Miles 2007).
Tout ce que nous avons est un solide consensus scientifique. De multiples lignes de preuve indépendantes pointent toutes dans la même direction : les vaccins en général, et le thimésoral en particulier, ne causent pas l'autisme dont les racines sont plutôt à chercher du côté génétique. En outre, les taux de l'autisme sont probablement statiques et non pas en augmentation.

Les seuls chercheurs ayant publié des données contredisant ce consensus sont l'équipe père & fils de Mark et David Geier. Ils ont étudié les mêmes données et ont conclu que le thimésoral était corrélé à l'autisme. Cependant, le marteau de la relecture par d'autres scientifiques (peer-review) est tombée sur leurs méthodes et les ont déclarées comme étant fatalement faussées, rendant leurs conclusions invalides ou ininterprétables (Parker 2004). Tout comme Wakefield, leurs réputations sont loin d'être nettes. Ils ont fait carrière dans les témoignages en faveur des avocats de familles soutenant que les vaccins sont la cause de l'autisme de leurs enfants, même si le témoignage des Geier est souvent refusé sur la base de leur manque d'expertise (Goldacre 2007). Les Geiers n'ont même pas été appelés en tant qu'experts dans les auditions d'Omnibus sur l'autisme.

Les Geier dirigent maintenant une étude suspecte dans laquelle ils administrent la thérapie par chélation à des enfants autistes en association avec une thérapie hormonale puissante supposée réduire les niveaux de testostérone. La chélation élimine le mercure, celle-ci dépend donc de l'hypothèse mercure, qui a pourtant été réfutée. En outre, il n'y a aucune preuve clinique de l'efficacité de la thérapie par chélation. Le traitement est loin d'être bénin et a même connu son lot de décès (Brown 2006).

Avec des preuves scientifiques si solidement établies contre l'hypothèse du mercure, ses adeptes maintiennent surtout leurs croyance en s'appuyant sur le vaste rayon de la pensée conspirationiste. Les déclarations conspirationistes ont été lancées par le bruyant Robert F. Kennedy Jr. dans deux articles sur les colportages de complots : Deadly Immunity (L'immunité mortelle) publié sur Salon.com en 2005 (Kennedy 2005), et plus récemment Attack on Mothers (l'attaque sur les mères) (Kennedy 2007). Dans ces articles, RFK Jr. déforme complètement et sélectionne soigneusement les citations scientifiques, déboute les preuves gênantes en les qualifiant de frauduleuses, accuse le gouvernement, les médecins et l'industrie pharmaceutique de conspirer dans le but de dégrader le système neurologique des enfants de l'Amérique, et accuse les scientifiques qui restent sceptiques sur les déclarations relatives au mercure d'agresser les mères des enfants autistes.

Malgré le manque de preuves sur la sécurité, la FDA a décidé de retirer le thimésoral des vaccins infantiles, et depuis 2002 aucun nouveau vaccin n'a été vendu contenant du thimésoral aux USA. Il ne s'agissait pas là de la reconnaissance d'une erreur initiale, comme certains adeptes de la thèse du mercure l'affirmaient, au lieu de cela, la FDA jouait la prudence en minimisant l'exposition humaine au mercure dès que cela était possible. Le retrait était donc plus probablement calculé afin de maintenir la confiance du public dans les vaccins.

Ceci a permis de réaliser l'ultime test de "l'hypothèse thimésoral" comme cause de l'autisme. Si les doses de thimésoral des années 1990 avait causé des taux croissants d'autisme, alors le retrait du thimésoral devrait être suivi en quelques années par une baisse identique des nouveaux diagnostics de l'autisme. Si, d'un autre côté, le thimésoral n'était pas la cause de l'autisme, alors l'incidence de nouveaux diagnostics devrait continuer à augmenter et éventuellement se stabiliser proche du taux réel d'incidence. En 2005 j'ai personnellement interrogé David Kirby sur le sujet, et nous sommes tombés tous les deux d'accord sur le fait que ce serait un honnête test de nos positions respectives. Dans un courriel au blogger scientifique Citizen Cain, Kirby écrivait : "si le nombre total d'enfants de 3-5 ans du système du DDS Californien (Department of Developmental Services) n'a pas baissé d'ici 2007, ceci hypothéquerait sévèrement l'hypothèse thimésoral-autisme (Cain 2005).

5 ans après le retrait du thimésoral, les taux de diagnostic de l'autisme ont continué à augmenter (IDIC 2007). Cela sonnait le glas de l'hypothèse vaccins-thimésoral-autisme. Les adeptes de cette hypothèse cependant se sont mis sur le mode "rationalisation". David Kirby et d'autres ont répliqué que bien qu'aucun nouveau vaccin ne contenant de thimésoral n'a été vendu après 2001, il n'y a eu aucun rappel, donc les pédiatres pourraient avoir eu un stock de vieux vaccins au thimésoral, ceci malgré la publication de l'inspection de 447 cliniques et officines pédiatriques ayant révélé que seulement 1,9% de vaccins contenaient encore du thimésoral en février 2002, une faible fraction qui a été soit échangée, utilisée ou périmée peu de temps après (CDCP/ACIP 2002).

Ceux qui soutiennent l'association avancent une théorie reposant sur des notions désespérées. Kirby a déclaré que le mercure des incinérations augmentait la toxicité au mercure dans l'environnement, et compensait ainsi la baisse du mercure du thimésoral. Les Geiers réinterprétèrent simplement leurs résultats en utilisant de mauvaises données pour créer l'illusion d'une tendance baissière là où il n'en existait aucune (Geier 2006). Robert Kennedy Jr. esquiva entièrement l'issue en exigeant davantage d'études, bien que les preuves qu'il exigeait existaient déjà. Il n'aimait tout simplement pas la réponse. Kennedy et d'autres mirent l'accent sur de mauvaises preuves, telles que celles du mythe selon lequel les Amish ne vaccinaient pas leurs enfants et ne connaissaient pas de cas d'autisme. Ces deux affirmations sont fausses, et les données auxquelles se réfèrent JFK ne sont rien d'autre qu'un sondage téléphonique non scientifique (Leitch 2007) !

Le thimésoral existe toujours comme conservateur dans de nombreux vaccins vendus hors des États-Unis, notamment dans les pays pauvres qui n'ont pas les moyens de se débarrasser de leurs stock de vaccins. L'hystérie anti-thimésoral menace donc la santé des enfants de ces pays en voie de développement. Une victoire des anti-vaccination minerait la confiance du public dans ce qui est la mesure de santé publique la plus efficace qui soit. Cette chute de confiance conduirait, comme dans le passé, à une réduction des taux de vaccination et à un développement des maladies infectieuses.

Les forces de l'irrationnel se sont donc aussi déployées dans ce domaine. On y trouve des théoriciens de la conspiration, des groupes de citoyens bien intentionnés mais abusés qui deviennent désespérés et hostiles, des journalistes irresponsables et des scientifiques éthiquement compromis ou incompétents. La science elle-même est complexe, ce qui rend difficile pour le public de passer au crible et discerner toutes les mauvaises directions et désinformations des autres. Les preuves permettent de conclure que les vaccins ne sont pas la cause de l'autisme. Pourtant, si l'histoire est un guide, le mythe qu'ils sont cause de l'autisme perdurera même face aux nombreux éléments de preuves le contredisant.


A lire également :
- Autisme et Pseudoscience
- Toutes les Actualités scientifiques de l'autisme

Pour aller plus loin :
- L'imposture scientifique en 10 leçons. Michel de Pracontal
- Les charlatans de la santé, Jean-Marie ABGRALL, Documents Payot.
- Les pseudo-médecines, Jean Brissonnet
- Idées folles, idées fausses en médecine. Skrabanek, Mc Cormick
- Médecines parallèles et cancers. Dr. Olivier Jallut
- Le sommeil de la raison Norbert Bensaïd
- La magie et la raison. Simon Schraub

References

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