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L’incertitude plus stressante que l’information clairement négative

Le 8 février 2009

Selon une étude de l’Université de Toronto, certains individus préféreraient recevoir une information franchement négative que rester dans l’ambigüité ou l’incertitude.

Dans une étude publiée dans Psychological Science [1], des chercheurs de l’Université de Toronto ont examiné la force de la réaction des individus face à un retour d’information négatif ou à une information incertaine. L’activité cérébrale des participants était mesurée alors qu’ils réalisaient une série de tâches où on leur donnait soit des réponses clairement positives ou négatives, soit des réponses ambigües.

Les auteurs de l’étude Jacob Hirsh et Michael Inzlicht étudiaient la réponse du cortex cingulaire antérieur, une région du cerveau associée à l’anxiété. Ils ont trouvé que les individus avec des niveaux élevés de névroses, un trait de personnalité associé à l’émotion négative et à l’anxiété, montraient des réponses plus fortes dans cette région du cerveau quand ils étaient soumis à une information incertaine, que quand on leur donnait des réponses négatives mais non ambigües.

"L’incertitude peut être très stressante" dit Hirsh, auteur de l’article. "Ce que cette étude montre c’est que les individus névrosés sont effectivement plus à l’aise face à une information claire mais négative, que face à l’incertitude, même quand les résultats de cette incertitude pourraient être positive. En d’autres termes, les gens très névrosés apparaissent préférer le mauvais qu’ils savent, que le mauvais qu’ils ignorent."


Références et notes :

[1] The Devil You Know : Neuroticism Predicts Neural Response to Uncertainty. Psychological Science. Vol. 19 Iss. 10, P. 962 - 967.

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